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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 08:40


496 - 406 av J.C.


Sophocle est le second des grands tragiques. Une anecdote symbolique le montre dirigeant le choeur des jeunes gens qui dansèrent pour célébrer la victoire de Salamine où Eschyle avait combattu, le jour de la naissance d'Euripide. Mais il n'est ni le successeur d' Eschyle, avec qui il rivalisa, souvent avec succès, pendant plus de dix ans, ni le prédécesseur d' Euripide, dont la carrière se déroula parallèlement à la sienne. Car ce poète, qui se tient volontairement à l'écart du débat opposant Eschyle et Euripide dans les "Grenouilles*"  d'Aritophane et construit souvent ses oeuvres en marge des leurs, occupe une place à part dans l'histoire d'un genre. Pourtant il y connut un succès qui ne se démentit jamais (couronné pour la première fois en 468, il l'était encore en 409 et avait remporté dans l'intervalle plus de victoires qu'aucun autre poète tragique).
Né vers 496 ou 495 av J.C.
Décédé vers 406 ou 405




Il naquit à Colone, village près d'Athènes, où se situe sa dernière tragédie, dans un milieu de riches entrepreneurs qui fournit à la démocratie athénienne des orateurs et des hommes politiques. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'il ait pris une part active à la vie publique.
D'abord administrateur des fonds qu'Athènes tirait de son empire, il fut deux fois élu stratège avec des http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4b/Pericles_Pio-Clementino_Inv269_n2.jpg/220px-Pericles_Pio-Clementino_Inv269_n2.jpgcollègues aussi illustres que Périclès (ci contre) et Nicias. Il fut ainsi mêlé de très près au développement d' Athènes dans les cinquante ans qui séparèrent la fin des guerres médiques* du début de la guerre du Péloponnèse. Il vit sa cité construire les monuments de l'Acropole et édifier un puissant empire maritime. Il avait 65 ans quand éclata la guerre entre Sparte et Athènes.
Il partaga sans doute au début l'espoir confiant de ses concitoyens, vécut avec eux dix ans d'une guerre où les succès et les revers se succédèrent souvent de façon inattendue. A 81 ans, il assista à la reprise des hostilités et au départ de l'expédition de Sicile qui se solda par un désastre sans précédent, et fit même partie de la commission spéciale nommée après la défaite.
Il dut enfin partager pendant six ans la résistance héroïque des Athéniens, avant de mourir en 406, assez tôt pour que lui soit épargné le spectacle de la défaite de sa patrie à Aegos Potamos. Mais de tout cela on ne trouve guère d'écho direct dans une oeuvre qui se caractérise par l'absence quasi totale d'allusion à l'actualité.

* fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_médiques

Avec SOPHOCLE,  la tragédie antique atteint un point culminant qui coïncide avec l'épopée politique et artistique d'Athènes sous Péricles.


Rénovateur de la tragédie, Sophocle a fait passer le nombre des acteurs de deux à trois, celui des choreutes (personnage figurant dans un chœur du théâtre grec antique) à quinze, et il a introduit le décor peint. Par ces réformes, la tragédie achève de se détacher de ses origines rituelles et religieuses pour se rapprocher de l'imitation d'êtres agissants.
Les sept tragédies qui ont été conservées sont : Ajax, Electre, Oedipe-Roi, Les Trachiniennes, Philoctète et Oedipe à Colone.


La floraison d'un poète et d'une cité :

Si l'on voulait à tout prix, chercher un modèle de l'homme accompli athénien (beau et bon), Sophocle tel  que l'Histoire nous le fait connaître, constituerait un parfait exemple.  Lors de la victoire de Salamine - une des expéditions militaires auxquelles il participa - le futur tragédien à  quinze ans  (né en 495 av. J.C.).  Sa beauté l'aurait désigné pour conduire des adolescents chargés d'entourer le trophée et de chanter le "péan*" de la victoire.

* fr.wikipedia.org/wiki/Péan

Entre la fin des guerres médiqueset les débuts de la guerre du Péloponèse, qui déchira le monde grec, Athènes aura le temps de jeter les bases de la démocratie et de créer  un milieu particulièrement propice à l'éclosion de talents artistiques. C'est alors que Sophocle composera l'essentiel de son oeuvre, au cours d'une carrière particulièrement féconde et heureuse.

*
les guerres médiques opposent les Grecs aux Perses au début du Ve siècle av. J.-C.)

Un homme heureux et accompli :

Heureux, Sophocle le fut assurément, lui qui reçut la couronne de la victoire plus souvent qu'aucun autre auteur tragique avant et après lui. Soucieux des occupations de l'esprit aussi bien que de celles du corps, il ne dédaigna pas les concours gymniques ni le toucher de la cithare. Mais surtout, fidèle en cela à l'idéal de l'honnête homme athénien, il fut un homme pieux et soucieux d'exercer les responsabilités civiques auxquelles sa naissance et son éducation lui donnaient accès. Deux fois stratège, il fut encore appelé dans sa quatre -vingt troisième années à faire partie des conseillers spéciaux réunis après le désastre de Sicile.

Si ses dernières années (il mourut en 406) furent assombries par les menaces que la guerre du Péloponèse**
faisait peser sur la  Cité et par de sombres  querelles familiales, Sophocle reste cependant la preuve, selon les termes employés par Jacqueline de Romilly, "que l'on peut vivre heureux mais  écrire des tragédies, et même inventer le monde tragique par   excellence".

**
La guerre du Péloponnèse désigne le conflit qui, mettant fin à la Pentecontaetie, dura de -431 à -404  (avec quelques périodes d'interruption, en particulier la paix de Nicias en 421), opposant Athènes, qui avait transformé la ligue de Délos (destinée à l'origine à résister aux Perses) en un empire soumis à son pouvoir, et  Sparte, puissance oligarchique et conservatrice, dont l'armée terrestre était la force militaire la plus puissante de l'époque, et qui dirigeait la Ligue du Péloponnèse ainsi que la Béotie. La guerre du Péloponnèse s'est terminée par la victoire de Sparte.

La tragédie à son sommet :

Cent vingt-trois tragédies et drames satiriques : telle est la totalité de l'oeuvre produite par l'infatigable Sophocle ! Mais seuls nous sont parvenus sept tragédies et un drame satirique tronqué. Bien que le grammairien qui a établi cette sélection pour les générations futurs ait  sans doute eut à coeur de ne retenir que ce qui méritait de l'être, on ne peut s'empêcher de regretter la part disparue et de craindre l'arbitraire d'un homme et les préjugés d'une époque. Que resterait-il de Molière si la même sélection avait été établie ?

L'homme et le divin :

Sophocle puise dans le fond commun, épique et légendaire, avec un respect du mythe que son contemporain Euripide n'a déjà plus. Mais s'il peut en cela être dit "archaïsant", il se démarque cependant de son prédécesseur Eschylle
, en ce que les dieux, chez lui, ont cessé de tenir le devant de la scène et se sont séparés des hommes.

Le fondement du drame chez Sophocle est cette scission tragique entre l'homme et le divin. C'est elle qui constitue le moteur de l'action. Jouet des divinités, l'homme va se réconcilier avec les dieux en transformant son destin en destinée : en acceptant avec courage, à la manière stoïcienne
*** le sort qui lui est échu par les décrets divins, il va affirmer sa dignité et s'instaurer en héros.

*** Le stoïcisme est une école philosophique de la Grèce antique, fondée par Zénon de Kition (Citium en latin) en 301 av. J.-C., qui a exercé diverses influences, jusqu'à la période classique en Europe (notamment au   17ème  chez René Descartes l

Cependant, si, avec Sophocle,le centre de l'intérêt dramatique se déplace du ciel sur la terre, et si le moteur de la tragédie est désormais le drame intérieur vécu par le héros (ses illusions, ses combats contre les adversaires de son choix moral), les dieux n'ont pas encore le caractère presque folklorique qu'ils revêtiront chez Euripide, pour qui les passions humaines sont les principaux vecteurs de la Fatalité.

Le "père" d'Antigone et d'Oedipe :

Sophocle reste le "père" d'Antigone résistante volontaire face à un pouvoir tyrannique et impie ; il reste le véritable créateur du personnage d'Oedipe, homme maudit des dieux, au destin  terrifiant. Mais ne voir dans Sophocle que l'âpreté rugueuse du destin tragique serait un grave contresens. A côté de la grandeur hautaine et sombre de la destinée tragique et jointe à elle, il y a la joie de vivre, l'exaltation de l'homme tel que, en  une explosion d'admiration, le choeur nous le chante dans "Antigone" et l'amour de la vie tel que le célèbre "Oedipe à colone"
nous le rapporte.

*
fr.wikipedia.org/wiki/Antigone_(Sophocle) -

Autour des héros évolue tout un monde de personnages secondaires - marins, nourrices, etc - qui vivent la vie de petites gens. Et les héros eux-mêmes, tout épris de grandeur qu'ils sont, palpitent d'émotions mal contenues.



Extrait d'Antigone :

PROLOGUE

 

On voit sur la scène Antigone et sa sœur Ismène


ANTIGONE :
Sang commun, sang fraternel, Ismène,
Sais-tu bien qu’il n’est rien dans l’héritage désastreux d’Œdipe
Que Zeus n’accomplisse pas, encore dans nos deux vies ?
Oui, rien qui ne soit douleur, rien qui soit en dehors de la malédiction.
Pas de honte, aucune humiliation, pas une,
Que je n’aie vu entrer dans ton malheur et dans le mien.
Maintenant encore, qu’est-ce que cette proclamation que le Général
Aurait faite devant tout le peuple assemblé de la ville ?
As-tu un indice ? Une information ? Ne vois-tu pas
Que le triste sort de l’ennemi avance vers ce qui nous est cher ?

ISMÈNE :
Aucun récit d’amis ne m’est parvenu, Antigone,
Qui me ferait plaisir ou mal, depuis
Que toutes deux nous avons été privées de nos deux frères,
Et qu’un seul jour les a vus mourir d’une double main.
Depuis que, cette nuit même, l’armée des Argiens
A levé le camp, je ne sais rien de plus.
Je ne suis pas plus heureuse, pas plus écrasée non plus.

ANTIGONE :
Je le savais bien – et c’est pour cela que je t’ai amenée
Devant la porte du palais, je voulais que tu sois seule à m’entendre.

 

 

 

 

Oedipe :    La légende d'Oedipe, à laquelle Freud a donné un tel retentissement, est issue d'un poème de Cinéthon aujourd'hui perdu, "l'Oedinopie". Eschyle lui avait consacré une trilogie, mais il ne nous en reste que la dernière pièce "Les sept contre Thèbes", qui retrace la lutte fraticide d'Etéocle et de Polynice, fils d'Oedipe et de Jocaste.

 

C'est bien Sophocle qui, avec  "Oedipe Roi", nous a transmis la légende telle que nous la connaissons : un oracle a prédit à Laïos que son fils Oedipe le tuerait et épouserait sa mère. Laïos abandonne son nouveau-né dans la montagne, mais celui-ci est recueilli et élevé par le roi Polybe.  Par la suite, l'oracle s'accomplit, Oedipe, dans un chemin, se querelle avec un voyageur et le tue : c'est son père Laïos. Puis, il se rend à Thèbes, que terrorise un monstre, le Sphinx, qui dévore ceux qui ne répondent pas à ses énigmes. Oedipe , répond à l'énigme du Sphinx, épouse la reine, sa mère Jocaste. En récompense, il reçoit le trône de Thèbes. Mais découvrant la vérité, Œdipe se crève les yeux et Jocaste ; sa mère,  se suicide.

 

 

Extraits  d'Oedipe :

 

TIRÉSIAS

Aussi bien ton destin n'est-il pas de succomber par moi : Apollon s'en charge ; c'est à lui d'en finir avec tout cela.

 

ŒDIPE

C'est de Créon ou de toi, tout ce roman-là ?

 

TIRÉSIAS

Créon n'est pour rien dans ton malheur : c'est à toi que tu le dois.

 

ŒDIPE

Ô richesse ! Ô trône royal ! Ô savoir qui a su l'emporter sur la science ! Quelle jalousie vous éveillez contre une existence que vous faites trop envier ! Pour l'amour de ce sceptre dont la cité m'a fait hommage, qu'elle  m'a mis en main sans que je l'aie sollicité, Créon. Ce fidèle, cet ami de toujours, se livre à des menées souterraines ; il ne rêve que de me supplanter, en soudoyant cette espèce de sorcier, avec ses tissus d'intrigues. ce charlatan retors, qui n'y voit que pour ses profits, mais dans son art, radicalement aveugle ! Car voyons, dis-moi, où est-elle, ta clairvoyance divinatrice ? D'où vient qu'aux jours où le Sphinx faisait ici peser ses enchantements tu n'ouvrais pas la bouche pour en délivrer tes concitoyens ? Cette énigme, il n'était pas donné au premier venu d'en donner le mot : il y fallait le don de divination - tu as assez montré que tu ne le possédais pas, ni d'après le vol des oiseaux, ni par inspiration divine. J'arrive alors, moi qui ne sais rien, Oedipe la dupe, et je suis venu à bout du Sphinx. C'est ma sagacité qui m'a fait tomber juste : je n'avais pas eu d'oiseaux pour me renseigner !… Et voilà celui que tu entreprends de chasser ? Tu comptes trouver une  place aux côtés de Créon sur les marches de son trône ! M'est avis qu'elle coûtera lourd, à toi et à son instigateur, cette épuration sacrée ! Tu as de la chance que je te voie si vieux, sans quoi tu aurais déjà appris à tes dépens ce que vaut au juste ton discernement.

 

CORYPHÉE

À notre sens, c'est la colère qui a dicté ses paroles, mais elle dicte aussi les tiennes, Œdipe, semble-t-il.

 

Vous devriez quitter ce ton. Comment satisferons-nous le mieux à l'oracle ? Voilà la seule chose à examiner.

 

TIRÉSIAS

Tu es le roi, c'est entendu. Mais il y a au moins une égalité que je revendique : celle de répliquer en égal. Moi aussi en cela j'ai des droits souverains. Ma vie n'est pas à tes pieds, mais à ceux de Loxias : je n'aurai pas à recourir au patronage de Créon. Je te le dis - puisque tu es allé jusqu'à me faire une insulte d'être aveugle - toi, tes yeux sont ouverts, et tu ne vois pas dans quelle horreur tu baignes, sous quel toit tu demeures, et avec qui. Sais-tu de qui tu es le fils ? Tu ne te doutes pas que tu es abominable aux tiens, en ce monde comme dans l'autre. Doublement assenée sur toi par ta mère et ton père, te chassera de ce sol, affreuse, talonnante, la Malédiction…Tu vois clair à présent, mais alors tu ne verras plus que ténèbres ! En quel lieu ton cri n'ira-t-il pas jeter l'ancre, et de quelle falaise ta voix bientôt n'éveillera-t-elle pas les échos, lorsque tu auras reconnu en quelles épousailles... sur quels brisants tu es venu te jeter pour bâtir ton foyer, après ton heureuse croisière ! Les maux qui t'attendent encore en foule, tu ne les connais pas : ils te rendront ton vrai rang, et même rang qu'à tes enfants – Après cela, tu peux cracher sur Créon, et sur moi qui te parle : jamais homme ici-bas n'aura été plus atrocement broyé que tu ne vas l'être.

 

OEDIPE

Peut-on tolérer les énormités de cet individu ? Va t'engloutir où tu le mérites ! Et plus vite que cela ! Oui ou non, vas-tu faire demi-tour, vider ma demeure et t'en retourner ? Va-t'en !

 

TIRÉSIAS

Je ne serais pas venu de moi-même. C'est toi qui m'as convoqué.

 

OEDIPE

Pouvais-je savoir que tu tiendrais des propos délirants ? Sinon j'aurais regardé à deux fois avant de te mander en mon palais !

 

TIRÉSIAS

Ainsi va de moi : pour toi, je délire, mais pour tes parents - ceux dont tu es né ! J'avais tout  mon discernement.

 

OEDIPE

Quels parents ? Attends! Quel est donc ici-bas dont je suis né ?

 

TIRÉSIAS

Ce jour t'apportera ta naissance et ta perte.

 

OEDIPE

Comme tu parles toujours à mots couverts, énigmatiques !

 

TIRÉSIAS

N'est-ce pas ta spécialité de les éclaircir ? C'est un don que tu as...

 

OEDIPE

Des insultes de ce genre, soit : tu ne sauras en cela qu'éclairer ma grandeur.

 

TIRÉSIAS

C'est pourtant précisément cette chance-là qui t'a perdu.

 

OEDIPE

Si j'ai sauvé cette cité, peu m'importe le reste.

 

TIRÉSIAS

Eh bien, je me retire. [À l'enfant qui l'accompagne.] Allons, mon enfant, emmène-moi.

 

OEDIPE

Qu'il t'emmène, oui. Débarrasse-moi de ta présence, elle m'est odieuse. Disparais, ce sera un soulagement pour moi.

 

TIRÉSIAS

Je me retire, mais je te laisse la réponse pour laquelle je suis venu. Ton sourcil ne me fait pas peur, tu ne peux rien pour m'abattre. En vérité, je te le dis, cet homme que tu cherches depuis quelque temps, en faisant des proclamations comminatoires sur le meurtre de Laïos, cet homme est ici. Il passe pour un étranger, un immigré, mais son origine se révélera : il est authentiquement thébain. Et il n'aura pas à se louer de l'événement. Car il sera aveugle, lui, dont les yeux sont ouverts ; il mendiera, lui, qui est dans l'opulence ; vers le sol étranger, tâtonnant devant lui avec son bâton, il ira cheminant. On découvrira qu'il a près de lui des enfants dont il est tout ensemble le frère et le père ; que de la femme dont il est né, lui, le fils, il est aussi l'époux ; qu'il a ensemencé le même sillon que son père ; et qu'il est son meurtrier. Va, rentre chez toi, médite mes paroles. Et si tu me prends à t'avoir menti, alors je te permets d'affirmer que je n'entends rien à la divination.

 


*****************

NOTES :



<<Si les dieux de Sophocle n'apportent à l'homme nulle consolation et si, pour qu'il accède à la connaissance de  soi-même, ils infléchissent sa destinée, alors ce n'est que dans l'abandon et la déréliction ( état de qui se sent abandonné par Dieu) qu'il se saisit comme homme. C'est seulement dans cette brisure que son être, en se purifiant, semble conquérir sur sa dissonance un état d'harmonie avec l'ordre divin. >>

 Karl Reinhardt, Sophocle, éd. de Minuit, 1971

 <<Il n'est pas de théâtre où l'on trouve autant d'innocents écrasés ou détruits. Il n'est pas de théâtre où s'expriment autant de souffrance, physiques ou morales. Et pourtant c'est un théâtre qui fait admirer l'homme et aimer la vie. >>

Jacqueline de Romilly, La tragédie grecque, PUF, 1970


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Published by Cathou
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commentaires

clovis simard 12/03/2011 17:48


Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-17: MARIE ! OUI, LA MÈRE DE DIEU !

LA GOUTTE DE LA MER ! THÉORÈME DE MARIE

Mathématiques d'EULER. LET IT BE !

Cordialement

Clovis Simard


Josiane 21/09/2009 13:55

Bonjour,
Je ne trouve pas de moyen de vous écrire sans passer par les commentaires... Merci pour le lien mis ici vers mon blog rienquepourvous, j'ai moi aussi fait un lien vers littérature-pour-tous car je trouve votre démarche tout à fait intéressante et votre blog très beau. Justement, je voudrais savoir ce que représente au juste votre fond de blog et si vous seriez fâchée que je l'utilise pour un blog de lecture.
Ce message de moi à vous ne mérite pas une publication mais si vous le voulez bien, répondez-moi en utilisant mon adresse mail.
Très cordialement
Josiane

Présentation

  • : Le blog de Cathou
  • Le blog de Cathou
  • : Bonjour à tous.... Une approche de certains écrivains ; vie, œuvres, extraits. A l'attention de la personne "ANONYME" qui se reconnaîtra.... : je n'ai jamais voulu m'approprier ce travail, j'ai noté dans ma page d'accueil les sources :Ce blog sans prétention aucune a été crée à partir de fiches -collection Atlas - et d'ouvrages - collection Lagarde et Michard et collection Nathan "Grands écrivains du Monde", -
  • Contact

Divers personnages....


DANTE


                                                                                                      Béatrice Portinari









Dante par Giotto








Première page de la Divine Comédie













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SOPHOCLE



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                                                                                                       Antigone




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Philotecte abandonné par les Grecs







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Sophocle  Bas relief en marbre









Sophocle




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Pythagore



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Le Banquet manuscrit sur papyrus.






Platon par Raphaël





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ARISTOTE





Aristote par Raphaël




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/98/Sanzio_01_Plato_Aristotle.jpg/200px-Sanzio_01_Plato_Aristotle.jpg


Aristote sur une fresque murale à Rome




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Alexandre à une bataille






http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/79/AlexanderAndLion.jpg/300px-AlexanderAndLion.jpg



Alexandre combattant un lion







http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/3/38/Alexander_on_Bucephalus_bronze_statue.jpg/200px-Alexander_on_Bucephalus_bronze_statue.jpg



Bronze - Alexandre









Buste d'Alexandre le Grand







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Alexandre et Aristote





http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c1/Grandes_chroniques_Roland.jpg/300px-Grandes_chroniques_Roland.jpg
Enluminure "Chanson de Roland"










http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/18/Mort_de_Roland.jpg/300px-Mort_de_Roland.jpg
Mort de Roland à Ronceveaux
















http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d6/Charlemagne_and_Pope_Adrian_I.jpg/250px-Charlemagne_and_Pope_Adrian_I.jpg
Charlemagne et le Pape Adrien I






http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/75/Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg/250px-Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg


Charlemagne et son fils Louis le Pieux






RUTEBOEUF

                            



http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:CSPIsFWD7EZ5VM:http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5f/Jean_de_Joinville.jpg






Ruteboeuf par Clément Marot

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