Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 22:00


1606 - 1684


Poète et dramaturge de l'héroïsme et de la grandeur romaine, Pierre Corneille a donné à la morale des accents sublimes.


Une gloire rapide

Issu d'une famille de magistrats, Pierre Corneille naît à Rouen en 1606. Au collège des jésuites où il poursuit d'excellentes études secondaires, il se passionne pour la morale et l'éloquence de Sénèque et Lucain, stoïciens latins ; il découvre aussi l'art de la scène, car le collège utilise la représentation théâtrale à des fins pédagogiques. La présence à Rouen de nombreuses maisons  d' édition spécialisées dans le théâtre l' oriente déjà vers sa vocation. Aussi renonce-t-il à une carrière juridique ; en 1628, il prétère acheter deux offices d'avocat qu'il conservera jusqu'en 1650, et il se consacre définitivement à l'écriture dramatique. A Mondory, directeur du théâtre du Marais, Corneille confie le Manuscrit de Mélite (ou Les Fausses Lettres). En 1629, la pièce est jouée à Paris et connaît un vif succès, dû à son comique discret qui prend pour cible le badinage de jeunes amoureux. Corneille, étonné d'une célébrité si soudaine, continue à donner des comédies d'intrigue : La Veuve (1631), La Galerie du palais (1632), La Suivante (1633) et La Place Royale (1634) ; ces pièces reprennent le schéma des amours contrariés de la pastorale. Parallèlement il écrit des tragi-comédies Clitandre (1631) et Médée (1635), mais leur ton trop pathétique s' éloigne souvent de toute vérité humaine. Avec L' illusion comique (1636), il revient à la comédie en mêlant la féerie et le burlesque et en proposant une réflexion sur la magie du théâtre. Le Cid (1637) achève de le rendre maître de la scène française, malgré la querelle des doctes*, pédants et jaloux qui y voient une atteinte à la vraisemblance. L' Académie déclare que la pièce n'est conforme ni aux règles théâtrales ni aux bienséances. Cela ne l'empêche pas de connaître un succès incomparable qui fait dire à Boileau : "Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue."

* savants, érudits

Retraite et recueillement

Après une période de réflexion, Corneille partage son temps entre Paris et Rouen où il se marie, en 1640, avec Mlle de Lampérière, avec qui il aura six enfants. Il tire désormais ses sujets d'æuvres de l'histoire romaine. Avec Horace et Cinna en 1640 et La Mort de Pompée en 1643, il analyse les rapports du pouvoir à Rome et met en scène un héroïsme empreint d'absolu. En 1644, il choisit de donner ses pièces à l'hôtel de Bourgogne, salle rivale du théâtre du Marais où les précédentes avaient été jouées. Avec Rodogune (1645) apparaît une soumission apparente aux règles du théâtre mais qui va de pair avec une prolifération de coups de théâtre. Après son élection à l'Académie française en 1647, cette tendance s'accentuera avec Héraclius (1647), Andromède (1650) et Nicomède (1651). Parallèlement, Corneille se http://storage.canalblog.com/01/26/409507/23939069_p.gifconsacre à une méditation sur  l'héroïsme religieux ; Polyeucte (1642) et Théodore, vierge et martyre (1646) révèlent la ferveur mystique de son inspiration chrétienne. Après l'échec de Pertharite (1651), il publie une traduction en vers de L'Imitation de Jésus-Christ (de 1651 à 1656). Au même moment, il réfléchit sur son art et sa dramaturgie dans trois Discours ainsi que dans des Examens de chacune de ses pièces, qui paraîtront en 1660.

(ci contre maison de Corneille à Rouen)

Les dernières tragédies

Oedipe (1659), tragédie dédiée à Fouquet, marque son retour à la scène. Désormais, il puisera son inspiration dans l' Antiquité grecque et chez les peuples barbares. Une vision romanesque fort proche de la manière tragi-comique se fait jour. Bientôt concurrencé par Racine, qui bénéficie du goût nouveau pour la simplicité des constructions dramatiques, Corneille passe en arrière-plan de la scène littéraire. Après Sertorius (1662), il reçoit une petite pension qui lui permet tout juste de vivre. Il a perdu la verve de ses premières tragédies, et Sophonisbe (1663), Othon (1664), Attila (1666) et Tite et Bérénice (1670) n'arrivent pas à supplanter la gloire du théâtre racinien. Aussi Suréna (1674), où se mêlent harmonieusement tendresse et héroïsme, vient-elle clore la carrière théâtrale de Corneille, non sans révéler pourtant encore un souffle créateur puissant qui ne sera vraiment reconnu que trois siècles plus tard.

Héroïsme et liberté

Malgré la diversité de l'æuvre cornélienne, l'héroïsme reste son thème central : l'homme est sans cesse confronté à son destin et se doit de mériter son honneur pour sa gloire. Tout l'environnement contingent de l'histoire et de la politique lui permettent de se dépasser et de justifier ses actes personnels. Aussi le héros est-il celui qui maîtrisera ses impulsions, qui refusera la fatalité aliénante, pour revendiquer sa liberté. Le stoïcisme de Corneille, loin d'être fait de contraintes, est une conduite nécessaire à acquérir pour être pleinement soi-même. Comme les jésuites qui l'ont formé, Corneille croit en l'homme et à son libre arbitre. Ainsi l' æuvre de Corneille se fonde sur une morale exaltante et généreuse, et l'originalité de ses choix dramaturgiques vient souligner une vision optimiste du monde.

Le contraste entre l' æuvre de Pierre Corneille et sa vie a toujours surpris les commentateurs : où donc ce paisible bourgeois de Rouen a-t-il bien pu poser son regard pour écrire des pièces impétueusement géniales,
? Pas sur son triste univers quotidien, en tout cas...

I) Le Cid :

Au commencement de la pièce dans un exemple de la "fausse piste" que Corneille aimait préparer à son spectateur, on apprend qu'il est certain que le Comte Gormas, père de Chimène, sera nommé gouverneur de    l' Infant. Ainsi, tout semble favoriser l'union de Chimène et de Rodrigue, que le Comte approuve. Mais, par un renversement inattendu, c'est Don Diègue, père de Rodrigue, qui reçoit cet honneur. Le Comte, furieux, dénonce son rival comme indigne du choix, et dans un accès de rage finit par souffleter le vieillard. Ce dernier, trop faible pour se défendre, demande à son fils de le venger. La scène où le jeune Rodrigue défie le Comte, grand guerrier et soutien principal du royaume, illustre bien la tension dramatique que Corneille savait prêter au dialogue.

DON RODRIGUE :
A moi, Comte, deux mots.
LE COMTE :
Parle.
DON RODRIGUE:
Öte-moi d'un doute.
Connais-tu bien don Diègue ?
LE COMTE:
Oui.
DON RODRIGUE:
Parlons bas, écoute.
Sais-tu que ce vieillard fut la même vertu,
La vaillance et l'honneur de son temps, le sais-tu?
LE COMTE :
Peut-être.
DON RODRIGUE
Cette ardeur que dans les yeux je porte,
Sais-tu que c'est son sang, le sais-tu?
LE COMTE:
Que m'importe !
DON RODRIGUE:
A quatre pas d'ici je te le fais savoir.
LE COMTE :
Jeune présomptueux !
DON RODRIGUE:
Parle sans t'émouvoir.
Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées
La valeur n'attend point le nombre des années.
LE COMTE:
Te mesurer à moi ! qui t'a rendu si vain,
Toi qu'on n'a jamais vu les armes à la main?
DON  RODRIGUE:
Mais pareils à deux fois ne se font point connaître
Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître.
LE COMTE:
Sais-tu bien qui je suis ?
DON RODRIGUE:
Oui, tout autre que moi
Au seul bruit de ton nom pourrait trembler d'effroi.
Les palmes dont je vois ta tête si couverte
Semblent porter écrit le destin de ma perte.
J'attaque en téméraire un bras toujours vainqueur,
Mais j'aurai trop de force, ayant assez de coeur.
A qui venge son père il n'est rien impossible :
Ton bras est invaincu, mais non pas invincible.
LE COMTE :
Ce grand coeur qui paraît aux discours que tu tiens,
Par tes yeux, chaque jour, se découvrait aux miens
Et croyant voir en toi l'honneur de la Castille,
Mon âme avec plaisir te destinait ma fille.
Je sais ta passion et suis ravi de voir
Que tous ses mouvements cèdent à ton devoir,
Qu'ils n'ont point affaibli cette ardeur magnanime,
Que ta haute vertu répond à mon estime
Et que voulant pour gendre un cavalier parfait,
Je ne me trompais point au choix que j'avais fait.
Mais je sens que pour toi ma pitié s'intéresse,
J'admire ton courage, et je plains ta jeunesse.
Ne cherche point à faire un coup d'essai fatal,
Dispense ma valeur d'un combat inégal ;
Trop peu d'honneur pour moi suivrait cette victoire :
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
On te croirait toujours abattu sans effort
Et j'aurais seulement le regret de ta mort.
DON RODRIGUE:
D'une indigne pitié ton audace est suivie :
Qui m'ose ôter l'honneur craint de m'ôter la vie?
LE COMTE:
Retire-toi d'ici.
DON RODRIGUE:
Marchons sans discourir.
LE COMTE :
Es-tu si las de vivre?
DON RODRIGUE:
As-tu peur de mourir?
LE COMTE :
Viens, tu fais ton devoir et le fils dégénère
Qui survit un moment à l'honneur de son père.


Le Cid~ II,
2





Notes :

Le système dramaturgique cornélien

Corneille met au premier plan de ses préoccupations l'admiration et la nécessité de plaire par une juste peinture de l'homme et des mæurs. Mais l'auteur n'es pas arrêté par la vraisemblance ; les personnages peuvent avoir des qualités morales démesurées puisqu'ils constituent une élite (souverains, princes, grands capitaines) et qu'i!s sont pris dans une action tragique digne, à leur hauteur. Au vraisemblable, Corneille préfère une "vérité extraordinaire" .

Le conflit cornélien

Le conflit tragique réside dans l'opposition entre "l'impétuosité des passions" et "les lois du devoir et les tendresses du sang". Mû par une situation exceptionnelle, le héros est en proie à une lutte entre la passion et le devoir (ou le sentiment naturel). Dans son choix, il a une valeur exemplaire : en lui, nous devons voir le meilleur de nous-mêmes.

L'art de Corneille

 
Les ressorts dramatiques essentiels sont les grands débats intérieurs du héros et les rebondissements ou coups de théâtre qui créent le mouvement dramatique. Parfois une poésie héroïque épique éclate, qui confère une esthétique baroque à une action tragique classique. Par son goût des formules, des maximes, Corneille atteint au sublime, révèle des valeurs absolues.



II) L'illusion comique

On a souvent comparé "L'illusion" à la palette de couleurs que l' artiste prépare avant de commencer
à peindre. Et il est vrai que tout le théatre classique y figure déjà en puissance, comme prêt à surgir de la main de l' artiste.


Un père, à la recherche de son fils disparu, s'adresse à un magicien qui évoque sous ses yeux la vie du jeune homme et montre les bienfaits de son nouveau métier, comédien.

Le théâtre français en pleine mutation

Dans les années 1630, notre théâtre est en train de devenir un art majeur. Longtemps demeuré populaire, il gagne désonnais les milieux les plus cultivés. Corneille, lui, a fait figure de pionnier. En 1636, il n'a que trente ans, mais la gloire l'a déjà désigné. Un an avant sa consécration définitive avec Le Cid, il publie L' Illusion comique, bouquet multicolore de personnages, de péripéties, de genres très différents. C'est, au seuil du classicisme, un chant euphorique, une apologie enthousiaste du métier de comédien.

Le parcours initiatique d'un jeune premier

 Pridamant, un bourgeois de Bretagne, a mis son fils Clindor en fuite à force de sévérité. Pris de remords, il parcourt l'Europe à sa recherche. Au désespoir, il s'adresse au magicien Alcandre, qui accepte d'employer son art pour évoquer sous ses yeux l'histoire de Clindor, dans une sorte de mise en scène théâtrale. On apprend ainsi que Clindor, après sa fuite, est devenu le valet de Matamore, capitaine fanfaron et extravagant, qui est aussi l'amant d'lsabelle, jeune fille au cæur sincère, et au parler vrai. Mais Clindor est un jeune homme dissipé, qui se laisse aller à la facilité de ses dons naturels de comédien. Il séduit Lyse, la servante d'lsabelle, pour lui avouer ensuite, avec un cynisme ingénu, qu'il lui préfère sa maîtresse, plus fortunée. Lyse, mortifiée, complote avec Adraste, le rival de Clindor auprès d'lsabelle, et ils projettent de lui faire donner une bastonnade en guise de leçon. Mais l'affaire tourne mal, et Clindor tue Adraste. Condamné à mort, il passe une nuit d'angoisse dans sa prison. Il y gagne la maturité qui lui manquait, et, quand lsabelle le délivre, il est enfin devenu un grand acteur. C'est ce que montre l'acte V, où Pridamant voit Clindor et lsabelle jouer une tragédie sur une scène invisible avec un talent consommé.

Extraits :

Clindor en prison.

Quel bonheur m' accompagne à la fin de ma vie !
lsabelle, je meurs pour vous avoir servie
Et de quelque tranchant que je souffre les coups
Je meurs trop glorieux, puisque je meurs pour vous.
Hélas ! que je me flatte et que j' ai d' artifice
A me dissimuler la honte d'un supplice ! (...)
Je frémis à penser à ma triste aventure ..
Dans le sein du repos je suis à la torture :
Au milieu de la nuit, et du temps du sommeil,
Je vois de mon trépas le honteux appareil ;
J' en ai devant les yeux les funestes ministres ..
0n me lit du sénat les mandements sinistres,
Je sors les fers aux pieds,  j'entends déjà le bruit
De l'amas insolent d' un peuple qui me suit,
Je vois le lieu fatal où ma mort se prépare,
Là mon esprit se trouble et ma raison s' égare,
Je ne découvre rien qui m' ose secourir
Et la peur de la mort me fait déjà mourir.
lsabelle, toi seule, en réveillant ma flamme,
Dissipes ces terreurs et rassures mon âme ;
Et sitðt que je pense à tes divins attraits,
je vois évanouir ces infâmes portraits.
Quelques rudes assauts que le malheur me livre,
Garde mon souvenir, et je croirai revivre
***
L'extravagance de Matamore

MATAMORE
Écoute : en ce temps-là, dont tantôt je parlois,
Les déesses aussi se rangeaient sous mes lois ;
Et je te veux conter une étrange aventure
Qui jeta du désordre en toute la nature,
Mais désordre aussi grand qu' on en voie arriver.
Le soleil fut un jour sans se pouvoir lever,
Et ce visible Dieu que tant de monde adore,
Pour marcher devant lui ne trouvait point d'Aurore :
On la cherchait partout, au lit du vieux Tithon,
Dans les bois de Céphale, au palais de Memnon ..
Et faute de trouver cette belle fourrière,
Le jour jusqu' à midi se passa de lumière.
CLINDOR
Où pouvait être alors la reine des clartés ?
MATAMORE
Au milieu de ma chambre, à m' offrir ses beautés.
Elle y perdit son temps, elle y perdit ses larmes ;
Mon cæur fut insensible à ses plus puissants charmes ;
Et tout ce qu' elle obtint pour son frivole amour
Fut un ordre précis d' aller rendre le jour.

Notes :

Le jeune Corneille commence à écrire pour le théâtre dans une période charnière. Il assure la transition du baroque au classicisme, ce qui permet à son esprit novateur de s'exprimer pleinement, notamment dans
L' lllusion comique.

L'idée géniale de Corneille est d'avoir choisi,  pour faire l'éloge du théâtre, l'histoire d'un garçon que rien ne prédisposait au métier des planches, sauf son propre talent : de sorte que pendant quatre longs actes, il n'est pas question une seule fois de la comédie !

"L' Illusion comique dont je parle ici est une pièce irrégulière et bizarre, et qui, par ses agréments, n'excuse point sa bizarrerie et son irrégularité."

Fontenelle

"Ce qui surprend dans "L'illusion comique", c'est l'aisance parfaite, la libre allure et le grand air du style. Du premier pas, Corneille atteignait la perfection."

Théophile Gautier

"Tout ce petit monde des comédies de jeunesse, qui se résume de manière parfaite dans les scènes de Clindor, de Lyse et d'lsabelle, le monde plus épais et plus résistant qu'habitent Matamore et le geôlier, ne sont plus ici qu'images dans un miroir. Et je ne connais pas d'oeuvres où l'on puisse saisir de manière plus authentique la poésie rêveuse et  passionnée de Corneille, dans des décors contournés et précieux où le baroque Louis XIII  devient architecture même du songe."

Robert Brasillach


Partager cet article

Repost 0
Published by Cathou
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Cathou
  • Le blog de Cathou
  • : Bonjour à tous.... Une approche de certains écrivains ; vie, œuvres, extraits. A l'attention de la personne "ANONYME" qui se reconnaîtra.... : je n'ai jamais voulu m'approprier ce travail, j'ai noté dans ma page d'accueil les sources :Ce blog sans prétention aucune a été crée à partir de fiches -collection Atlas - et d'ouvrages - collection Lagarde et Michard et collection Nathan "Grands écrivains du Monde", -
  • Contact

Divers personnages....


DANTE


                                                                                                      Béatrice Portinari









Dante par Giotto








Première page de la Divine Comédie













************************************************






SOPHOCLE



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/92/Sophocles.jpg/220px-Sophocles.jpg

                                                                                                            


     
       

                      

                                                                                                       Antigone




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fc/Philoctetes_Hermonax_Louvre_G413.jpg/180px-Philoctetes_Hermonax_Louvre_G413.jpg

Philotecte abandonné par les Grecs







http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/Sophocles_CdM_Chab3308.jpg/180px-Sophocles_CdM_Chab3308.jpg
Sophocle  Bas relief en marbre









Sophocle




*********************************************************************************




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3f/Sanzio_01_Pythagoras.jpg/220px-Sanzio_01_Pythagoras.jpg

Pythagore



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ca/Plato_Symposium_papyrus.jpg/220px-Plato_Symposium_papyrus.jpg

Le Banquet manuscrit sur papyrus.






Platon par Raphaël





http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Aristoteles_Louvre.jpg/200px-Aristoteles_Louvre.jpg

ARISTOTE





Aristote par Raphaël




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/98/Sanzio_01_Plato_Aristotle.jpg/200px-Sanzio_01_Plato_Aristotle.jpg


Aristote sur une fresque murale à Rome




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ac/BattleofIssus333BC-mosaic-detail1.jpg/300px-BattleofIssus333BC-mosaic-detail1.jpg


Alexandre à une bataille






http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/79/AlexanderAndLion.jpg/300px-AlexanderAndLion.jpg



Alexandre combattant un lion







http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/3/38/Alexander_on_Bucephalus_bronze_statue.jpg/200px-Alexander_on_Bucephalus_bronze_statue.jpg



Bronze - Alexandre









Buste d'Alexandre le Grand







http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3b/Alexander_and_Aristotle.jpg/250px-Alexander_and_Aristotle.jpg

Alexandre et Aristote





http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c1/Grandes_chroniques_Roland.jpg/300px-Grandes_chroniques_Roland.jpg
Enluminure "Chanson de Roland"










http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/18/Mort_de_Roland.jpg/300px-Mort_de_Roland.jpg
Mort de Roland à Ronceveaux
















http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d6/Charlemagne_and_Pope_Adrian_I.jpg/250px-Charlemagne_and_Pope_Adrian_I.jpg
Charlemagne et le Pape Adrien I






http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/75/Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg/250px-Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg


Charlemagne et son fils Louis le Pieux






RUTEBOEUF

                            



http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:CSPIsFWD7EZ5VM:http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5f/Jean_de_Joinville.jpg






Ruteboeuf par Clément Marot

Archives