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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 13:33

1596 - 1650

Une vie



"Quod vitae sectabor iter ?"  "Quel chemin suivrai-je en cette vie ?" .Tel était le vers du poète latin Ausone* que Descartes vit en l'un de ses rêves prémonitoires du 10 novembre 1619 et qu'il faut rappeler : en effet, plus qu'une simple idéologie, l'oeuvre de Descartes offre un itinéraire spirituel.
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Ausone
     
René Descartes naquit le 31 mars 1596 à La Haye, en Touraine. Fils d'un conseiller au Parlement de Bretagne, il fit des études classiques chez les Jésuites de la Flèche. Licencié en droit à Poitiers (1616), il décide d'étudier dans "le livre du monde".

1."LE GRAND LIVRE DU MONDE" (1616-1629).

 

Officier en Hollande sous Maurice de NASSAU, il trouve le temps d'écrire un Traité de Musique  où il explique la musique par un calcul de proportions (1618).  Au  service du duc de Bavière, en Allemagne, à l'entrée de l'hiver 1619, il reste tout le jour dans un "poêle"  (chambre chauffée par un poêle), à "s'entretenir de ses pensées" : le 10 novembre 1619, il y aurait découvert, dans l'enthousiasme, l'idée d'une méthode universelle pour la recherche de la vérité, et fait le voeu d'un pèlerinage à Notre-Dame-de-Lorette. Il poursuit ses voyages, non sans aventures, à travers l' Allemagne et la Hollande, retourne en France, repart pour la Suisse et l'ltalie, visite Venise, s'acquitte de son pèlerinage 1620-1625. De retour en France, il séjourne à Paris (1625-1629), se mêle à la vie mondaine, lit des romans, se bat en duel. En novembre 1628, chez le nonce du pape, il émerveille l'auditoire par sa doctrine, et le cardinal de BÉRULLE  lui fait un devoir de conscience de s'appliquer à réformer la philosophie.

2. RETRAITE PHILOSOPHIQUE EN HOLLANDE (1629-1649).

 

Pendant 20 ans il vivra en Hollande pour y travailler en pleine liberté. Il y compose un Traité de Métaphysique, puis une Physique (Traité de la lumière) ; mais la condamnation de GALILÉE par l'Inquisition lui fait ajourner la publication de ces ouvrages qui reposaient sur l'idée du mouvement de la terre (1633). En 1637, il publie le "Discours de la Méthode", préface à trois traités scientifiques : la Dioptrique, les Météores, la Géométrie. En 1641, il expose sa métaphysique, en latin, dans ses Méditations sur la philosophie première. Le succès de sa philosophie qui ébranle l'autorité d'Aristote lui crée des ennuis avec les universités d'Utrecht et de Leyde : il est accusé de blasphème et même d'athéisme. Il complète néanmoins sa doctrine par les Principes de la Philosophie, en latin (1644). Sa réputation lui vaut une vaste correspondance avec l'Europe savante, et son intermédiaire en France est son condisciple  le P. MERSENNE  "résident de M. Descartes à Paris". Sa correspondante préférée, la princesse ÉLISABETH, fille du roi de Bohême détrôné, le consulte sur les problèmes scientifiques, mais aussi sur ses préoccupations morales. Ces réflexions sur la morale ont inspiré à DESCARTES le Traité des Passions de l'âme (1649).

3. DESCARTES EN SUÈDE (1649-1650).

 

Invité par la reine CHRISTINE, il gagne Stockholm (sept. 1649). Mais il supporte mal le climat : les entretiens philosophiques avec la reine ont lieu à 5 heures du matin ! Il prend froid et meurt le 11 février 1650. Ses restes furent ramenés en France en 1667, sans les honneurs qu'il méritait : le cartésianisme était déjà suspect. Le héros finit sa trajectoire dans cette atmosphère d'exil glacial propre à la légende et qui laisse sans réponse l'interrogation qui ouvrit sa carrière :" Quod vitae sectabor iter ? ".

Des éléments biographiques importants sont éparpillés dans son oeuvre car Descartes est le philosophe qui dit "je" : le Discours de la méthode est ainsi plein d'une véritable biographie, où les événements de la vie intellectuelle sont explicitement situés dans une vie qui, par la cohérence inhérente à tout vécu, est le véritable fil organisateur de ce texte.

Un événement qui touche au merveilleux doit être relaté : c'est le 10 novembre 1619, alors qu'il était bloqué près d'Ulm en ses quartiers d'hiver, que Descartes eut trois songes successifs au cours desquels il eut la révélation des "fondements d'une science admirable", dont les principes devaient être à la fois simples, peu nombreux et sur le modèle des mathématiques. L'unité des différentes sciences est au coeur de cette révélation : le champ de la connaissance apparaît au jeune homme comme un espace homogène, perméable au questionnement humain, pourvu que l'homme sache respecter l'ordre selon lequel il faut l'interroger. Il est alors plein d'une espérance dont on trouve l'écho dans sa correspondance comme dans certains passages du Discours. Il se lance dans la "réduction aux mathématiques", de l'univers dont tous les aspects sont étudiés : la lumière, la physiologie, les astres, la mécanique des engins, les phénomènes naturels, tout devient gibier de connaissance, et il semble que rien ne puisse résister à cette intelligence impérieuse.

Sa vie errante prend fin en 1629, lorsqu'il s'installe en Hollande : "parmi la foule d'un grand peuple fort actif [...] j'ai pu vivre aussi solitaire et retiré que dans les déserts les plus écartés", écrit-il à la fin de la II ème partie du Discours. Là, en effet, il élabore sa métaphysique, poursuit une correspondance active avec une grande partie de l'intelligentsia européenne et surtout il peut mener à leur terme ses études en anatomie - il habite à Amsterdam tout près des abattoirs où il se procure des organes en vue de dissection.

Cette première partie de la vie de Descartes est toute dominée par un projet prométhéen : la plus haute branche, dans l'arbre de la science, est alors pour lui la médecine. Il a explicitement en vue de reculer les limites de la mort (1), en appliquant à l'étude de la vie les méthodes qui lui ont tant apporté en mathématiques. S'il s' isole en Hollande, ce n'est pas seulement par souci de son repos loin des ennuyeux : en fait, alchimiste des temps modernes, il philosophe à la vie à la mort, en un corps-à-corps pathétique d'où il espère sortir vainqueur afin de mener l'humanité à son destin, qui est de "devenir maître et possesseur de l'univers " comme il le dit à la fin du Discours. C'est pourquoi l'exemple qu'il choisit de développer largement dans ce texte pour illustrer sa méthode scientifique est celui du système circulatoire, la fonction du coeur et le mouvement du sang.

1) j'espère vivre plus de cent ans, écrit-il à Huygens


Cette époque est celle de l'imaginaire en liberté : il explique pourquoi le sang est rouge, la mer salée et comment fonctionne la mémoire. Lorsque les faits lui manquent, il va jusqu'à imaginer comment les choses se passeraient, si Dieu reprenait sa création.

Puis l'horizon va s'obscurcir : l'alchimiste éprouve la vanité de ses explications anatomiques appliquées à des soins concrets. Ennemi de la controverse, il est au coeur d'un immense conflit d'idées qui, lui semble-t-il, le menace jusque dans sa sécurité physique. Il développe alors la métaphysique seulement ébauchée dans le Discours, entreprend de rédiger sous une forme didactique l'ensemble de sa philosophie : ce sont les "Méditations métaphysiques et les Principes". En fait, la plus haute branche de l'arbre de la science est devenue la morale, comme il l'avoue à l'un de ses correspondants, en 1646 : "De façon qu'au lieu de trouver les moyens de conserver la vie, j'en ai trouvé un autre, bien plus aisé et plus sûr, qui est de ne pas craindre la mort... ".

La fin de sa vie n'est plus consacrée qu'à cette réflexion morale renouvelée du stoicisme qu'il synthétise dans "le Traité des passions". Cependant, il faut noter que sa pensée sur ces questions reste dans le droit fil de ses thèses mécanistes. Ainsi, malgré les illusions perdues, une même intuition essentielle gouverne toute son approche de l'univers, et c'est la même vigueur volontariste qui anime le créateur poète des Météores et le "généreux" du Traité des passions.




Le Discours de la Méthode

"Le Discours de la Méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences" (1637) est la première grande oeuvre philosophique et scientifique en français : DESCARTES veut être accessible à  " ceux qui ne se servent que de leur raison naturelle toute pure".

La fin d'un monde

Au début du XVII ème siècle, la révolution galiléenne bat son plein : la vision classique du monde est bouleversée, au rythme des découvertes scientifiques incessantes. Il devient urgent pour la philosophie de donner sens à ces transformations, c'est-à-dire d'élaborer un système de pensée cohérent, intégrant les nouvelles données scientifiques. Plus fondamentalement, il s'agit de sauver l'homme nouveau de la tentation de scepticisme qui le guette, depuis que ses anciennes  certitudes théologiques sont battues en brèche par la science. La recherche d'une source d'évidences autre que la foi religieuse est ce qui guide Descartes dans la rédaction de son Discours (1637).

A la recherche d'un fondement inébranlable

Descartes
a vingt-trois ans lorsqu'il décide de ne plus  porter crédit à l'enseignement de ses maîtres. Non qu'il soit sceptique ou cynique : au contraire, c'est la soif de certitudes, dans ce monde de l'équivoque, qui le dirige. Non pas davantage que la sagesse de ses maîtres soit toujours fausse : il est même hautement probable qu'elle soit souvent très vraie.. Mais il n'y a, dans tout cela, pas la moindre certitude. Tout le savoir n'est fondé que sur l'exemple et la coutume, c'est-à-dire sur du sable mouvant. Il  s'agit donc moins, dans le projet de Descartes,
de remplacer les vieilles idées par des idées  neuves, que de substituer aux vieux fondements du savoir un fondement nouveau.


Ce fondement, Descartes le découvre dans sa célèbre formule : "Je pense, donc je suis". Si je pousse en effet jusqu'à son terme l'expérience du doute de toutes mes opinions, je me heurte à un élément indubitable : le fait que je doute, c'est-à-dire, que j'existe. Le nouveau fondement de toute connaissance sera ce Je, qui existe en tant que chose pensante. A partir de cette certitude première de sa propre existence, Descartes élabore sa fameuse méthode, constituée de quatre règles simples :

- RÈGLES POUR LA DIRECTION  DE L'ESPRIT

1. Dans sa première règle, Descartes insiste sur la nécessite qu'il y a à se garder de la précipitation : il ne faut admettre pour vrai que ce qui a le caractère de l'évidence, c'est-à-dire ce qui se présente selon des idées claires et distinctes, de telle sorte que le doute devient impossible. On peut évidemment s'interroger sur la nature de ce qui peut fonder à son tour l' évidence : cavalièrement, Descartes ici s' abstient, non seulement parce que derrière l' évidence il y a le Dieu vérace, mais aussi parce que la vérité se confond essentiellement pour lui avec le sentiment de l' évidence, chez le sujet attentif et méthodique.

2. La deuxième règle, dite règle d'analyse, prescrit la division de la question étudiée en autant de parties
qu'il sera possible de discerner.

3. La troisième, dite règle de synthèse. propose de remonter des natures simples aux natures complexes, selon un ordre que Descartes  précisera être celui des mathématiques, celui de la déduction.

4. Enfin, la quatrième, dite du dénombrement, impose que les opérations d'analyse et de synthèse soient complètes, afin d'être sûr que l'on n'a oubliè aucune partie du problème ètudiè, et que l'on n'a omis aucun moment de la déduction.

 Le "Je pense", guidé par cette méthode, distinguera opinions justes et opinions fausses avec un discernement tel que ces quatre règles restent, aujourd'hui encore,  a la  base même de la recherche scientifique.


Extraits


Comme la multitude des lois fournit souvent des excuses aux vices, en sorte qu'un État est bien mieux réglé lorsque, n'en ayant que fort peu, elles y sont fort étroitement  observées, ainsi, au lieu de ce grand nombre de préceptes dont la logique est composée, je crus que j'aurais assez des quatre suivants,  pourvu que je prisse une ferme et constante résolution de ne manquer pas une seule fois à les observer.
Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle ; c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusseaucune occasion de le mettre en doute.
Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre.
Le troisième, de conduire par ordre de mes pensées, en  commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusques à la connaissance des plus composés, et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres.
Et le dernier, de faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales, que je fusse assuré de ne rien omettre.

                                                    ***

Mais, afin que je ne demeurasse point irrésolu en mes actions, pendant que la raison m'obligerait de l'être en mes jugements, et que je ne laissasse pas de vivre dès lors le plus heureusement que je pourrais, je me formai une morale par provision, qui ne consistait qu'en trois ou quatre maximes dont je veux bien vous faire part.
La première était d'obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, retenant constamment la religion en laquelle Dieu m'a fait la grâce d'être instruit dès mon enfance, et me gouvernant en toute autre chose suivant les opinions les plus modérées et les plus éloignées de l'excès qui fussent communément reçues en pratique par les mieux sensés de ceux avec lesquels j'aurais à vivre....
Ma seconde maxime était d'être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais, et de ne suivre pas moins constamment les opinions les plus douteuses lorsque je m'y serais une fois déterminé que si elles eussent été très assurées...
Ma troisième maxime était de tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l'ordre du monde, et généralement de m'accoutumer à croire qu'il n'y a rien qui soit entièrement en notre pouvoir que nos pensées, en sorte qu'après que nous avons fait notre mieux touchant les choses extérieures, tout ce qui manque de nous réussir est au regard de nous absolument impossible. Et ceci seul me semblait être suffisant pour m'empêcher de rien désirer à l'avenir que je n'acquisse, et ainsi pour me rendre content...


Notes

Le "projet" cartésien consiste très exactement à donner à la science physico- mathématique naissante les cadres philosophiques qui lui font défaut." -

 François Mizrachi.

"En premier lieu, quiconque veut vraiment devenir philosophe devra "une fois dans sa vie" se replier sur soi même et, au-dedans de soi, tenter de renverser toutes les sciences admises jusqu'ici et tenter de les reconstruire."

Husserl, Méditations cartésiennes.

"Je dois à M. Descartes ou à sa manière de philosopher les sentiments que j'oppose aux siens et la hardiesse de le reprendre"

Malebranche.

"René Descartes est de fait le véritable initiateur de la philosophie moderne, en tant qu'il a pris le penser pour principe. Le penser pour lui-même est ici distinct de la théologie philosophante, qu'il met de côté ; c'est un nouveau sol."

Hegel.

"La progressivité de la méthode, la nécessité de procéder par degrés et de ne jamais sauter un maillon de la chaîne des évidences continuées sont requises, pour que se dégage un ordre fait de liaisons entre choses distinctes, à la place de l'amas confus et indéfiniment grossi des opinions des uns et des autres. La méthode institue une temporalité faite de moments distincts et successivement parcourus, contre la durée commune qui forme, selon l'expression de Bergson, boule de neige. La temporalité de la méthode se spatialise, se
visualise grâce à  l'ordre de cette méthode."

Pierre Guenancia, Descartes.



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Divers personnages....


DANTE


                                                                                                      Béatrice Portinari









Dante par Giotto








Première page de la Divine Comédie













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SOPHOCLE



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                                                                                                       Antigone




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Philotecte abandonné par les Grecs







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Sophocle  Bas relief en marbre









Sophocle




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Pythagore



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Le Banquet manuscrit sur papyrus.






Platon par Raphaël





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ARISTOTE





Aristote par Raphaël




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Aristote sur une fresque murale à Rome




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Alexandre à une bataille






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Alexandre combattant un lion







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Bronze - Alexandre









Buste d'Alexandre le Grand







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Alexandre et Aristote





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Enluminure "Chanson de Roland"










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Mort de Roland à Ronceveaux
















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Charlemagne et le Pape Adrien I






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Charlemagne et son fils Louis le Pieux






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