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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 10:07


1623 - 1662



Au milieu du XVII ème, l'abbaye de Port Royal des Champs
,
dans la vallée de Chevreuse était  placée sour la direction de Mère Agnes. Port Royal devint rapidement le haut lieu du jansénisme en accueillant des "solitaires", dont Antoine Arnauld et PASCAL. Sous l'influence des
jésuites,  l'abbaye fut persécutée à partir de 1656, et en 1710, le roi la fit raser.





Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand, où son père était Président à la Cour des Aides.  La mort de sa mère, en 1626, met un terme à l'évolution du groupe familial : le jeune Blaise va se former sous  la direction immédiate de son père, Étienne, grand magistrat et mathématicien connu, et au contact de ses deux soeurs : Gilberte, son aînée de trois ans, et Jacqueline, née en 1625. En 1631, les Pascal s'installent  à Paris.

Étienne Pascal a refusé que son fils mette le pied dans un collège. Il a assumé lui-même sa formation. Jusqu'à douze ans, l'enfant fut provoqué à réfléchir sur les événements de la vie quotidienne, point  de  départ des leçons. Le programme paternel prévoyait l'apprentissage du latin et du grec à partir de douze ans, et - couronnement de l'édifice - celui des mathématiques à partir de quinze ans. " La principale maxime dans cette éducation, écrit Gilberte dans l'admirable "Vie" de son frère, était de tenir cet enfant au-dessus de son ouvrage", c'est-à-dire d'attendre que l'élève eût l'âge suffisant pour assimiler les diverses connaissances. Mais ces prévisions furent déjouées par l'étonnante précocité de l 'enfant : voyant sans cesse son père en compagnie de savants, Blaise, doté d'une vive curiosité, décida de s'initier en cachette à ces mystérieuses mathématiques.  Muni de renseignements rudimentaires, il se serait donné un certain nombre de définitions et d'axiomes de géométrie et aurait été surpris par son père au moment où il tentait de démontrer la trente-deuxième proposition d'Euclide, c'est-à-dire le théorème selon lequel " la somme des angles d'un triangle est égale à deux angles droits" . Guidé désormais par son père, Blaise accomplit de rapides progrès dans les sciences et, à seize ans, rédigea un "Essai sur les coniques" qui suscita  un  concert d'éloges.

Au cours de sa formation, Pascal apprit aussi le latin, le grec, et sans doute l'italien "langue de culture, à cette époque". Il s'initia à la théologie, par l'étude de la Bible, des Pères, des Conciles. Il fréquentait les cercles scientifiques, l'aristocratie, les salons bourgeois, et approchait la Cour.

En 1640, Étienne Pascal est nommé Commissaire pour l'impôt en Normandie. La famille s'installe à Rouen. C'est là que, pour faciliter la comptabilité, Blaise invente la  " machine arithmétique", ancêtre de nos machines à calculer (1642-1644). A vingt ans il connaît déjà la gloire. Peu après, en 1646, à  la suite d'un accident, Étienne Pascal est soigné par deux gentilshommes acquis aux idées religieuses d'un grand écrivain spirituel du temps, Saint-Cyran. Peu à peu, toute la famille "se convertit", c'est-à-dire se voue à une vie chrétienne plus intense. Blaise entraîne son père et ses soeurs ; tous se mettent à lire Saint-Cyran et bientôt les oeuvres  d'un ami de celui-ci, Jansen, évêque d'Ypres (le fameux Jansénius, qui avait publié en 1640 une magistrale étude  sur la pensée de saint Augustin, l' Augustinus). Ils découvrent "La Fréquente communion" (1643) d'Antoine Arnauld... Toutes ces lectures les conduisent à s'intéresser à un monastère lui-même tout nourri d'augustinisme cyranien, Port-Royal, où bientôt Jacqueline entrera  comme  religieuse  (1652). 

  
                                            JANSENIUS                        


Cette conversion n'a nullement détourné Pascal des sciences. En 1647 et 1648, il renouvelle et complète les expériences de Torricelli, ce qui lui permet d'affirmer l'existence du vide et de la pression atmosphérique. Mais peu après, une maladie mal identifiée (maux de tête et d'estomac, paralysie des jambes) affecte le jeune savant. Les médecins lui interdisent pour un temps tout effort d'esprit. Il s'établit  alors à Paris. Bientôt seul, puisque son père meurt en 1651, que Jacqueline a pris le voile à Port-Royal et que Gilberte, mariée à Florin Périer, vit à Clermont, Pascal brille dans le monde, se lie au chevalier de Méré, grand joueur, grâce auquel il va jeter les bases du calcul des probabilités. Sa santé s'est améliorée, il travaille dans toutes sortes de directions, prend une part importante à la découverte du calcul infinitésimal et à celle de l'analyse combinatoire. Ce sont ces années de fièvre scientifique, de goût de la gloire, de hautes fréquentations que l'on a appelée "période mondaine" de Pascal.

La période mondaine
16SI-1654

Pascal, épuisé par le surmenage, se tourna de plus en plus vers le "divertissement " de la vie mondaine. Il fréquentait le salon aristocratique de Mme D'AIGUILLON, nièce de Richelieu, et probablement celui de Mme DE SABLÉ.

I. LES <<HONNETES GENS >>. Il se lia surtout avec le jeune duc de ROANNEZ, le chevalier de MÉRÉ et MITON. C'étaient des esprits brillants et cultivés dont la finesse et la connaissance du monde ont enrichi l'expérience de Pascal. Le chevalier de Méré surtout, auteur d'un Discours de la vraie honnêteté, avait une sorte de religion de l'<<honnêteté>>, qu'il définissait comme l'art d'<<exceller en tout ce qui regarde les agréments et les bienséances de la vie >>. Cet art relève beaucoup plus de l'instinct que de la raison. Il consiste à savoir s'accommoder aux autres tout en restant naturel. <<Il faut, dit-il, observer tout ce qui se passe dans le oeuur et l'esprit des personnes qu'on entretient et s'accoutumer de bonne heure à connaître les sentiments et les pensées par des signes presque imperceptibles... Il faut avoir l'esprit bien pénétrant pour découvrir la manière la plus conforme aux gens qu'on fréquente. >> PASCAL ne pouvait que s'affiner et apprendre <<l'art de plaire >>, en cette compagnie. Il eut l'impression de découvrir un monde nouveau, étranger à son esprit mathématique, un monde où le bon sens et l'intuition sont des moyens de connaissance plus efficaces que le raisonnement géométrique.


Statue de Pascal sous la Tour Saint-Jacques
 à Paris où il aurait répété ses expériences
du Puy-de-Dome sur la pression atmosphérique
et la pesanteur de l'air.


Ces <<honnêtes gens >> étaient, en matière de religion, des "indifférents"  et peut-être même des "libertins". Lorsqu'il méditera son Apologie, Pascal songera à ce milieu dont la philosophie, si différente du christianisme, visait essentiellement à réaliser une forme de bonheur terrestre par l'adaptation de l'individu à un idéal mondain.

II. ACTIVITÉS DU COEUR ET DE L'ESPRIT.
Au contact de ces mondains, Pascal semble avoir perdu de sa ferveur religieuse. La conversation tendait à la connaissance de l'homme, de son esprit et de son coeur : on cherchait des leçons de morale chez le stoïcien EPICTÈTE* et surtout chez MONTAIGNE, dont l'auteur des Pensées s'inspirera si souvent. PASCAL menait assez grand train ; certains prétendent même qu'il fut amoureux et songea à se marier. On lui attribue le Discours sur les Passions de l'Amour (vers 1652). A la même époque, il perfectionne la machine arithmétique, dont il envoie un exemplaire, accompagné d'une lettre fort remarquable, à la reine CHRlSTINE DE SUÈDE. En 1653-1654, il résout, à la demande de Méré, le <<problème des partis >> : répartition équitable des enjeux, selon les chances de gain, quand, au jeu, une partie est interrompue.

philosophe  de l’école stoïcienne.


III) LES DERNIÈRES ANNÉES (1658-1662).
 
La reprise des persécutions contre Port-Royal, l'expulsion des religieuses en 1661, l'affaire du <<formulaire>> papal condamnant l'Augustinus*, que la plupart des religieuses se résignèrent à signer, trouvèrent en Pascal le  plus intransigeant des jansénistes. Il  entra en querelle avec ARNAULD et NICOLE, partisans de la soumission. Ces discussions l'épuisaient ; son mal s'aggrava. Il vécut ses quatre dernières années dans des souffrances ininterrompues. Néanmoins il s'attachait à réaliser son idéal de vie chrétienne ; il respectait scrupuleusement sa religion, mortifiait ses sens, pratiquait le pardon des injures. Le 29 juin 1662, il se faisait porter chez sa soeur pour laisser sa maison à un enfant malade, disant qu' <<il y avait moins de danger pour lui que pour cet enfant à être transporté >>. Sur son lit de mort, il se reprochait de n'avoir pas assez fait pour les pauvres et demandait d'être transféré aux incurables pour y mourir  <<en la compagnie des pauvres >>. Il s'éteignit à 39 ans, le 19 août 1662.

*
L'Augustinus est un ouvrage théologique écrit par Cornelius Jansen, également connu sous son nom latin de Jansenius.



LES PENSEES


La révélation du jansénisme

C'est en 1646, à l'âge de vingt-deux ans, que Pascal découvre le jansénisme. Cette religion austère et exigeante bouleverse son destin. Alors que l'ampleur de son génie mathématique semblait devoir faire de lui un des plus grands savants de l'humanité, il devient, pour servir la cause de sa foi,  un des tout premiers noms de la littérature française. Le jansénisme, en somme, fit triompher l'esprit de finesse sur l'esprit de géométrie... Pascal, en effet, consacre dès lors toutes ses forces à la défense de son ordre, très violemment attaqué au XVIIe siècle par les jésuites, puis par la papauté elle-même (en  1713, le jansénisme est condamné). Les Provinciales*, publiées de 1656 à 1657, sont ainsi un brillant outil polémique visant à discréditer les jésuites. Mais le grand projet pascalien restait la rédaction d'une "Apologie du christianisme","les Pensées", dont la force provient justement, disent certains, de leur caractère inachevé, qui ne vit jamais le jour : la maladie emporta prématurément son auteur à l'âge de trente-neuf ans. Ce qui nous reste du projet, ce sont quelques notes.

*
Les Provinciales, ou Lettres écrites par Louis de Montalte à un Provincial de ses amis et aux R.R. Pères Jésuites, constituent une série de dix-huit lettres écrites par Pascal sous un pseudonyme, Louis de Montalte. Elles sont une défense d’Antoine Arnauld, janséniste ami de Pascal, qui fut condamné en  1656 par la Sorbonne pour des opinions considérées comme hérétiques. La première lettre est datée du  23 janvier 1656 et la dix-huitième du  24 mars 1657. Une dix-neuvième lettre dont on n’a qu’une ébauche est fréquemment incluse avec les autres.


Le Dieu caché


Les circonstances de rédaction de ces "Pensées"  sont inséparables de leur esprit. Ce que nous possédons, ce sont  de simples notes de travail, jetées sur des feuilles éparses  : chercher à reconstituer un ordre est donc chimérique. Pourtant,  quelques lignes générales peuvent être distinguées : l'énigme de la nature humaine, sa misère et sa grandeur, le christianisme comme explication de cette énigme, les preuves de la religion chrétienne et l'expérience de la foi. Mais surtout, un même élan, un même esprit confèrent à ces fragments une unité de sens : "Le malheur de l'homme", dit Pascal, "est d'avoir juste assez de grandeur pour ressentir sa misère, son néant, sa  solitude. Je suis assez grand pour désirer Dieu, pas assez pour  le voir, pour l'approcher. Mon destin est de connaître Dieu "en creux", par la contemplation de son absence." Le Dieu de Pascal est un Dieu caché.





EXTRAITS :


L'homme devant le mystère de sa destinée

En voyant l'aveuglement et la misère de l'homme, en regardant tout l'univers muet, et l'homme sans lumière, abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l'univers, sans savoir qui l'y a mis, ce qu'il est venu faire, ce qu'il deviendra en mourant, incapable de toute connaissance, j' entre en effroi comme un homme qu'on aurait porté endormi dans une île déserte et effroyable, et qui s' éveillerait sans connaître où il est, et sans moyen d' en sortir. Et sur cela j' admire comment on n' entre point en désespoir d' un si misérable état. Je vois d' autres personnes auprès de moi, d' une semblable nature : je leur demande s' ils sont mieux instruits que moi .. ils me disent que non. Et sur cela, ces misérahles égarés, ayant regardé autour  d'eux,  et ayant vu quelques objets plaisants, s'y sont donnés et s'y sont attachés. Pour moi, je n'ai pu  y prendre d'attache, et, considérant combien il y a plus d'apparence qu' il y autre chose que ce que je vois, j' ai recherché si ce Dieu n'aurait point laissé quelque marque de soi.

        
Misère et grandeur de l'homme

Car, enfin, qu' est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l' égard de l' infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien du tout. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leurs principes sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de
voir le néant d'où il est tiré, et l' infini où il est englouti.


Le Pari

Examinons donc ce point, et disons : Dieu est, ou il n'est pas. Mais de quel côté pencherons-nous ? (...) La raison n'y peut rien déterminer : il y a un chaos infini qui nous sépare. Il se joue un jeu, à l'extrémité de cette distance infinie, où il arrivera croix ou pile. Que gagerez-vous ? Par raison, vous ne pouvez faire ni l'un ni l' autre ; par raison, vous ne pouvez défendre nul des deux.

 Ne blâmez donc pas de fausseté ceux qui ont pris un  choix ;  car vous n'en savez rien. - Non,  mais je les blâmerai d'
avoir fait, non ce choix, mais un choix ; car, encore que celui qui prend croix et l' autre soient en pareille faute, ils sont tous deux en faute : le juste est de ne point parier.
- Oui ; mais il faut parier (...). Lequel prendrez-vous donc ? Voyons. Puisqu' il faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère.
Votre raison n' est pas plus blessée en choisissant l'un que l' autre, puisqu'il faut nécessairement
choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu' il est, sans hésiter.


Notes

"Pascal plaira toujours aux esprits libres, par une manière de croire et de ne pas croire : "il ne faut pas dire au peuple que les lois ne sont pas justes." Mais enfin il l'a dit, puisqu'il a dit qu'il ne fallait pas le dire."

Alain

"On a beaucoup épilogué sur l"'angoisse" et "l'abîme'' de Pascal. Iy  a certainement en lui le sentiment profond de la solitude et du vide universels. Ce sentiment n'a probablement rien de physique ou de  athologique (l'explication enfantine et savante !). Il y a en lui le vertige d'une intelligence trop vaste et trop lucide devant l'insondable univers, et inévitablement le tourment de Dieu. Aventure trop humaine."

Fernand Perdriel

"La foi de Pascal ressemble terriblement à un lent suicide de la raison, d'une raison coriace, acharnée à vivre, pareille à un ver qu'on ne peut tuer en un instant ni d'un seul coup. La foi chrétienne, dans son principe, est sacrifice de l' esprit, de toute sa liberté, de tout son orgueil, de toute sa confiance en soi ; par surcroît, elle est asservissement, risée et mutilation de soi."

Nietzsche

"Sans la foi chrétienne, pensait  Pascal, vous serez pour vous-même, comme la nature et l'histoire, un monstre et un chaos : nous avons réalisé cette prophétie."

Nietzsche

"Qu'a-t-on parlé du génie tremblant et terrifié de Pascal ? Car quel homme a mieux connu le paisible amour ?
François Mauriac

"Pascal, c'est le plus grand des Français ..."

Julien Green

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Published by Cathou
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commentaires

clovis simard 07/11/2010 00:51


Bonjour,
Vous trouverez ci joint l'adresse de mon Blog ( fermaton.over-blog.com). Votre visite de mon site est fortement appréciée.
C'est une théorie mathématique de la conscience reliant très bien Art-Sciences-Mathématique-philosophie-spiritualité-sports.



Cordialement

Dr Clovis Simard


Présentation

  • : Le blog de Cathou
  • Le blog de Cathou
  • : Bonjour à tous.... Une approche de certains écrivains ; vie, œuvres, extraits. A l'attention de la personne "ANONYME" qui se reconnaîtra.... : je n'ai jamais voulu m'approprier ce travail, j'ai noté dans ma page d'accueil les sources :Ce blog sans prétention aucune a été crée à partir de fiches -collection Atlas - et d'ouvrages - collection Lagarde et Michard et collection Nathan "Grands écrivains du Monde", -
  • Contact

Divers personnages....


DANTE


                                                                                                      Béatrice Portinari









Dante par Giotto








Première page de la Divine Comédie













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SOPHOCLE



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                                                                                                       Antigone




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Philotecte abandonné par les Grecs







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Sophocle  Bas relief en marbre









Sophocle




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Pythagore



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Le Banquet manuscrit sur papyrus.






Platon par Raphaël





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ARISTOTE





Aristote par Raphaël




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Aristote sur une fresque murale à Rome




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Alexandre à une bataille






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Alexandre combattant un lion







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Bronze - Alexandre









Buste d'Alexandre le Grand







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Alexandre et Aristote





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Enluminure "Chanson de Roland"










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Mort de Roland à Ronceveaux
















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Charlemagne et le Pape Adrien I






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Charlemagne et son fils Louis le Pieux






RUTEBOEUF

                            



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Ruteboeuf par Clément Marot

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