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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 13:52

1713 - 1784

Aîné d'une famille de sept enfants, Diderot naquit à Langres en octobre 1713. Son père, maître coutelier, était un artisan aisé. On destinait l'enfant à l'état ecclésiastique : il devait succéder à un oncle chanoine et fut tonsuré dès l'âge de douze ans. Chez les Jésuites de Langres, c'est un élève brillant, mais indiscipliné. Puis il va poursuivre ses études à Paris, probablement au Collège d'Harcourt, et devient maître ès arts en 1732.

LA VIE DE BOHÈME.
Ensuite, durant une dizaine d'années, sa vie nous est mal connue. Il perd la foi, mais nous ne savons ni à quel moment ni dans quelles circonstances. Il  travaille pendant deux ans chez un procureur, puis connaît des moments difficiles. Comme un de ses héros, le Neveu de Rameau, il ne mange pas toujours à sa faim, et couche parfois dans une écurie, lorsqu'il n'a pas de quoi payer sa chambre .
Il tâte de divers métiers, rédige moyennant salaire les sermons d'un digne ecclésiastique, enseigne les mathématique ! - sans les savoir ! - après quoi nous le retrouvons précepteur chez un financier ; il aurait songé aussi à devenir comédien. Bref, cette bohème parisienne,c'est pour le jeune Langrois l'apprentissage de l'indépendance et de la vie, apprentissage pénible parfois, mais aussi précieux : Diderot acquiert alors de l'expérience et toutes sortes de connaissances. C'est également à cette époque qu'il se lie avec  ROUSSEAU (sans doute en 1742) et fait, par son intermédiaire, la connaissance de GRIMM.

DIDEROT EN MÉNAGE. En 1743 il épouse une lingère, Antoinette Champion, en dépit de la vive opposition de son père qui va même jusqu'à le faire enfermer dans un couvent ; mais Denis s'échappe et court rejoindre sa "Nanette " !  Union mal assortie d'ailleurs, et qui ne sera pas heureuse. En revanche une fille, Angélique, qui na
ît en en 1753, lui donnera de douces joies.

I) Le Neveu de Rameau

Un personnage haut en couleur (Lui) rencontre Diderot (Moi). Suit un éblouissant dialogue, où s'affrontent la morale guindée d'un homme qui a réussi socialement et l'immoralité cynique du bohème marginal.

Cette oeuvre, dont les contemporains de Diderot ont fait peu de cas, a connu un destin extraordinaire. Le premier éditeur de Diderot, Naigeon, omet mystérieusement de la publier. Goethe, le premier, s' intéresse
à une copie de l' oeuvre et la traduit en 1805 : mais le manuscrit disparaît. Seize ans plus tard. on publie une traduction du texte allemand, puis d' autres versions incertaines,  jusqu' à ce que Georges Monval, en
1890, découvre chez un bouquiniste, par un incroyable hasard, une copie autographe qui a permis la redécouverte du texte authentique.





Un singulier personnage


Rameau, neveu du célèbre compositeur, rencontre Diderot dans un café. Il est en veine de confidences : il se désole d'avoir perdu, pour une insolence de trop, une bonne place de bouffon parasite chez Bertin, un riche financierer qui entretient une médiocre artiste, la petite Hus. Il  prétend, pour scandaliser son interlocuteur bien-pensant, que le génie et l'honnêteté sont sources de malheur pour les proches et pour l'humanité  et qu'il vaut mieux se laisser guider en tout par le plaisir. L'éducation des filles doit être faite en ce sens, car le bonheur consiste à flatter des vices naturels. D'ailleurs, il est passé maître en la matière en se faisant bouffon chez Bertin, et en atteignant le sublime dans l'ignominie. "Moi" a beau se récrier et défendre la satisfaction morale que donne une bonne action, Rameau prétend que toutes les actions humaines tendent à se "mettre quelque chose sous les dents", c'est-à-dire à acquérir richesse honneur et pouvoir. Le monde est une universelle pantomime.

Lui et moi

Cette oeuvre a d'abord une profonde originalité formelle. Diderot l'a définie comme une satire, c'est-à-dire, au sens latin du terme, un mélange d'idées et de thèmes où l'auteur laisse libre cours à sa fantaisie. Le procédé du dialogue, interrompu par quelques descriptions, permet à l'auteur de présenter la thèse morale et son antithèse à travers deux personnages qui ne sont peut-être que deux tendances de Diderot.
Cette opposition se retrouve dans toute la pensée philosophique du XVIII ème siècle : c'est celle de la nature et de la culture. Rameau défend la nature telle quelle, avec ses besoins et ses vices fondamentaux, origine de l'ingéniosité humaine. Diderot parie, comme tout le parti encyclopédiste, sur la bonté de la nature et les perfectionnements qu'y apporte la civilisation, sur l'effort vers le bien, sur le rôle de l'éducation, sur le progrès.


Extraits :

Un après-dîner, j' étais là, regardant beaucoup, parlant peu, et écoutant le moins que je pouvais, lorsque je fus abordé par un des plus bizarres personnages de ce pays où Dieu n' en a pas laissé manquer. C' est un composé de hauteur et de bassesse, de bon sens et de déraison. Il faut que les notions de l' honnête et du déshonnête soient bien étrangement brouillées dans sa tête, car il montre ce que la nature lui a  donné de

bonnes qualités sans ostentation et ce qu' il en a reçu de mauvaises sans pudeur. (...) Rien ne dissemble  plus de lui que lui même. (...) Aujourd' hui, en linge sale, en culotte déchirée, couvert de manteaux , presque sans souliers, il va la tête basse, il se dérobe, on serait tenté de l' appeler pour lui donner l'aumône. Demain, poudré, chaussé, bien vêtu, il marche la tête haute, il se montre, et vous le prendriez à peu près pour un honnête homme. Il  vit au jour la journée. Triste ou gai, selon les circonstances.

                                           ***

MOI- (...) Quiconque a besoin d' un autre est indigent et prend une position. Le roi prend une position devant sa maîtresse et devant Dieu ;  il fait son pas de pantomime. Le ministre fait le pas de courtisan, de flatteur, de valet ou de gueux devant son roi. La foule des ambitieux danse vos positions, en cent manières plus viles les unes que les autres, devant le ministre. L' abbé de condition, en rabat et en manteau long, au moins une fois la semaine. devant le dépositaire de la feuille des bénéfices. Ma foi, ce que vous appelez la pantomime des gueux est le grand branle de la terre ;  chacun a sa petite Hus et son Bertin.
LUI- Cela me console. Mais tandis que je parlais, il contrefaisait à mourir de rire les positions des personnages que je  nommais.

                               ***

LUI- (...) Il  me faut un bon lit, une bonne table, un vêtement chaud en hiver, un vêtement frais en été, du  repos, de l'argent et beaucoup d'autres choses, que je préfère de devoir à la bienveillance plutôt que de les acquérir par le travail.
MOI- C'est que vous êtes un fainéant, un gourmand, un lâche,  une âme de boue.
LUl- Je crois vous l'avoir dit.
MOI- Les choses de la vie ont un prix sans doute, mais vous ignorez celui du sacrifice que vous faites pour les obtenir. Vous dansez et vous continuerez de danser la vile pantomime.
LUl- Il  est vrai. Mais il m'en a peu coûté et ne m'en coûte plus pour cela. Et c' est par cette raison que je ferais mal de prendre une autre allure qui me peinerait et que je ne garderais pas.

Notes :

Quelques dates :

Bien que cette oeuvre ne soit pas datée, on peut situer approximativement la date à laquelle l'épisode est censé se passer, grâce à certaines allusions d'actualité : avril 1761.
1805 : Édition du Neveu de Rameau dans la traduction allemande de Goethe.
1890 : Découverte du manuscrit autographe.

Les personnages

Ce sont des personnages réels de l'époque :
Diderot (1713-1784) et sa fille chérie, Angélique.
Jean-Philippe Rameau (1683-1764), compositeur, oncle du suivant.
Jean-François Rameau (1716-?), bohème, auteur d'un poème burlesque autobiographique, La Raméide (1766).


"Ce dialogue éclate comme une bombe au beau milieu de la littérature française, et il faut une extrême attention pour être bien sûr de discerner au juste ce qu'atteignent les éclats, et comment ils portent." - Goethe, lettre à Schiller, 21 décembre 1804

"Relu Le Neveu de Rameau. Quel homme, Diderot ! quel fleuve, comme dit Mercier ! ... Voltaire est immortel et Diderot n'est que célèbre. Pourquoi ? Voltaire a enterré le poème épique, le conte, le petit vers, la  tragédie. Diderot a inauguré le roman moderne, le drame et la critique d'art. L'un est le dernier esprit de l'ancienne France, l'autre est le premier génie de la France nouvelle."
Edmond et Jules de Goncourt, Joumal, 11 avril 1858

II) Paradoxe sur le comédien

Pour être convaincant et crédible, le comédien doit être "insensible" ; tel est le paradoxe que Diderot explique dans un dialogue spirituel et étincelant.

"Le Paradoxe sur le comédien"  fut rédigé par Diderot vers
1769, puis remanié à plusieurs reprises jusqu'en 1777. Ces
années furent les plus fertiles dans la carrière de l' écrivain.

Observer et imiter :

Diderot venait d'écrire une première mouture de Jacques le Fataliste, il se passionnait pour tout ce qui touchait à l' esthétique, il avait notamment écrit l' article sur le Beau pour L'Encyclopédie, dont il fut rappelons-le, le directeur. Il fréquentait les peintres, donnait des comptes rendus d'expositions, notamment dans la "Correspondance littéraire" de Grimm. C' est d'ailleurs dans cette revue qu'il faut chercher l'origine du Paradoxe sur le comédien ; Diderot y avait en effet parlé du célèbre comédien et auteur dramatique anglais David Garrick, qui fondait son jeu sur l' observation et l' imitation des comportements humains et de la nature.  Le Paradoxe sur le comédien se présente sous la forme d'un dialogue, spirituel et plein de verve, dont le "premier interlocuteur"  exprime les opinions de l'auteur.

La lucidité contre l'instinct

Pour émouvoir le spectateur, le comédien doit-il jouer d'instinct ou, au contraire, faire preuve d' "insensibilité", c'est-à-dire dominer le personnage qu'il interprète ?  Telle est la question posée par Diderot à propos du comédien, mais aussi de l' artiste en général et de l'homme dans sa conduite. A l' époque, on estimait que le bon comédien (ou tragédien) ne pouvait toucher le public que s'il vivait les émotions, les  sentiments et les passions qu'il exprimait. Opposé à cette opinion, Diderot s'explique ainsi : dans la réalité, nous pouvons très bien être insensibles à la douleur d'une personne, quel que soit son degré de sincérité ; cela signifie donc que ce n'est pas sa sincérité qui exprime et transmet ses émotions. Pour cela, elle devrait avoir les talents et les outils du comédien. D'où l'avis de Diderot selon lequel le comédien doit opérer une sorte de dédoublement pour donner l'illusion de la vérité. Il  doit s'inventer un "archétype" et faire preuve de qualités de bon sens, de jugement et de lucidité. Il doit acquérir une technique et un métier sûrs, pour pouvoir à tout moment dominer la situation.  Au contraire, sa sensibilité et son instinct peuvent le tromper, et tromper le spectateur ; le comédien risque d'être inégal, sublime un jour, médiocre un autre jour. Il en va de même pour le poète et pour l' artiste, qui ne peuvent créer sous le choc d'une grande douleur.

Extraits :

A propos du vrai et du naturel au théâtre

LE PREMIER.
- (...) Réfléchissez un moment sur ce qu'on appelle au théâtre être vrai. Est-ce y montrer les choses comme elles sont en nature ? Aucunement. Le vrai en ce sens ne serait que le commun. Qu'est-ce donc que le vrai de la scène ? C'est la conformité des actions, des discours, de la figure, de la voix, du

mouvement, du geste, avec un modèle idéal imaginé par le poète et souvent exagéré par le comédien. Voilà le merveilleux. Ce modèle n'influe pas seulement sur le ton ; il modifie jusqu'à la démarche, jusqu' au maintien .De là vient que le comédien dans la rue ou sur la scène sont deux personnages si différents, qu'on a peine à les reconnaître. (...) Une femme malheureuse, et vraiment malheureuse, pleure et ne vous touche point : il y a pis, c'est qu'un trait léger qui la défigure vous fait rire ; c'est qu'un accent qui lui est propre dissone à votre oreille et vous blesse ; c'est qu'un mouvement qui lui est habituel vous montre sa douleur ignoble et maussade ; c'est que les passions outrées sont presque toutes sujettes à des grimaces que l'artiste sans
goût copie servilement, mais que le grand artiste évite.

                                               ***

Le comédien doit obéir à son texte et à son personnage

LE PREMIER
.- Un grand comédien n'est ni un pianoforte, ni une harpe, ni un clavecin, ni un violon, ni un violoncelle ; il n'a point d'accord qui lui soit propre ; mais il prend l'accord et le ton qui conviennent à sa partie, et il sait se prêter à toutes. J' ai une haute idée du talent d'un grand comédien : cet homme est rare, aussi rare et peut-être plus que le grand poète. (...)

 LE SECOND-. Un grand courtisan, accoutumé, depuis qu 'il respire, au rôle d'un pantin merveilleux, prend toutes sortes de formes, au gré de la ficelle qui est entre les mains de son maître.
LE PREMIER.- Un grand comédien est un autre pantin merveilleux dont le poète tient la ficelle, et auquel il indique à chaque ligne la véritable forme qu'il doit prendre.
LE SECOND- .Aussi un courtisan, un comédien, qui ne peuvent prendre qu'une forme, quelque belle, quelque intéressante qu' elle soit, ne sont que deux mauvais pantins ?
LE PREMIER Mon dessein n' est pas de calomnier une profession que j'aime et que j'estime ; je parle de celle du comédien. Je serais désolé que mes observations, mal interprétées, attachassent l' ombre du méprisà des hommes d'un talent rare et d'une utilité réelle, aux fléaux du ridicule et du rire, aux prédicateurs les plus éloquents de l'honnêteté et des vertus, à la verge dont l'homme de génie se sert pour châtier les méchants et les fous. Mais tournez les yeux autour de vous, et vous verrez que les personnes d'une gaieté continue n'ont ni de grands défauts, ni de grandes qualités ; que communément les plaisants de profession sont des hommes frivoles, sans aucun principe solide ; et que ceux qui, semblables à certains personnages qui circulent dans nos sociétés, n' ont aucun caractère, excellent à les jouer tous.a

Le 1er octobre 1770, il fit paraître dans la Correspondance littéraire un article - intitulé <<Garrick ou les
acteurs anglais >>-  qui était en fait une ébauche du Paradoxe. L' ouvrage terminé ne fut publié qu' en 1830,
donc bien après la mort de son auteur. A l' époque  où Diderot écrivit ce texte, le théâtre était en pleine
mutation ; le drame bourgeois était en train de supplanter la tragédie et la comédie. Et l'intérêt du public
pour la scène ne cessait de croître.

Notes :

<<En résumé, où l' on en veut à Diderot, c'est de juger péremptoirement d'un métier qu'il ne connaît pas, de trancher follement en spectateur sur une matière où j' ai entendu un grand acteur - Charles Dulin - dire sagement : " On agrippe un personnage par où l' on peut ", et surtout d' affirmer malhonnêtement ou  avec une légèreté impardonnable chez un philosophe : " Le théâtre est une ressource, jamais un choix. ". >>
P. Valde, comédien et metteur en scène, cité par M. Blanquet, Librairie théâtrale, 1958


<<Une sensibilité est indispensable au comédien : la sensibilité de l' auteur. La sienne, sans doute, lui est des plus utiles. Sans elle, il ne saurait, de toute évidence, être lui-même sensible à l'autre, mais tant d'acteurs croient pouvoir suppléer par ce qu'ils appellent leur sensibilité - et qui n'est que de la sensiblerie - à l' absence de sensibilité de certains auteurs, que je me demande si on doit tenir cette sensibilité-là pour l'élément essentiel du jeu dramatique - contre Diderot - ou - avec lui - comme l'ennemie publique n°1 du comédien. >>
Bernard Blier, comédien

<<Je ne crois pas à l'insensibilité du comédien, mais pas davantage aux vertus d'une sensibilité que ne contrôlerait pas un véritable sens critique. >>

Jean-Pierre Aumont, comédien




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Divers personnages....


DANTE


                                                                                                      Béatrice Portinari









Dante par Giotto








Première page de la Divine Comédie













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SOPHOCLE



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                                                                                                       Antigone




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Philotecte abandonné par les Grecs







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Sophocle  Bas relief en marbre









Sophocle




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Pythagore



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Le Banquet manuscrit sur papyrus.






Platon par Raphaël





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ARISTOTE





Aristote par Raphaël




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Aristote sur une fresque murale à Rome




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Alexandre à une bataille






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Alexandre combattant un lion







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Bronze - Alexandre









Buste d'Alexandre le Grand







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Alexandre et Aristote





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Enluminure "Chanson de Roland"










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Mort de Roland à Ronceveaux
















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Charlemagne et le Pape Adrien I






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Charlemagne et son fils Louis le Pieux






RUTEBOEUF

                            



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Ruteboeuf par Clément Marot

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