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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 12:12


1712 - 1778

Henri Berson disait : "Rousseau est par excellence l'homme que l'on discute sans le connaître" .
 

La personne et l'œuvre de Jean-Jacques Rousseau fascinent. Pour beaucoup, il est au centre des valeurs essentielles à notre monde : les idées de liberté, d'égalité, la Révolution française, les grands thèmes de la littérature et des sciences humaines.
Nul mieux que Rousseau n'a annoncé les temps nouveaux : c'est le seul penseur qui, à partir de la fiction de l'impossible, crée du possible. Son rêve a produit un nouveau monde. Si Jean-Jacques Rousseau a été l'objet de jugements aussi contradictoires, c'est qu'il a pris une position résolument novatrice dans tous les domaines qu'il a abordé.

En plein XVIII ème siècle, il plaide pour les droits des déshérités, il affirme que l'éducation doit commencer par le caractère et qu'elle doit tendre à former des hommes plus que des esprits. Il excelle à traquer les stratégies du désir, il proclame que la souveraineté est une et indivisible, il dénonce le théâtre-spectacle qui isole les individus, il prône le respect de la nature et il met en garde sur les dangers de la théorie du progrès.



Né à Genève le 28 juin 1712, d'une famille protestante d'origine française, Jean-Jacques Rousseau perdit sa mère en naissant. Son père, Isaac Rousseau était d'humeur fantasque. L'enfant, livré à lui-même, puisait sans discernement dans sa bibliothèque : "l'Astrée"  (roman pastoral d'Honoré d'Urfé, publié de 1607 à 1627) éveilla de bonne heure son esprit romanesque, Plutarque sa passion de la vertu. Le père dut s'exiler à la suite d'une rixe et JEAN-JACQUES, mis en pension à Bossey, chez le pasteur LAMBERCIER, y vécut deux années heureuses en pleine campagne, abandonné à sa paresse et à ses rêves (1722-1724). De retour à Genève, il fut mis en apprentissage en 1727 chez le graveur DUCOMMUN qui le traitait brutalement : timide et fier, l'enfant devint dissimulé, menteur, fainéant et chapardeur. De treize à seize ans, il mène la vie rude et humiliante de l'apprenti, chez un maître "rustre et violent", qui le prive, le bat, lui interdit de lire, le tyrannise et l'abrutit. Dégoûté, il  s'enfuit de Genève un soir de mars  1728.
Un curé catholique des environs l'envoie alors à Annecy, chez une convertisseuse patentée du roi de Sardaigne, Madame de Warens, alors âgée de 29 ans :

<<Un visage pétri de grâces, de beaux yeux bleus pleins de douceur, un teint éblouissant, le contour d'une
gorge enchanteresse, rien n'échappa au coup d'æil du jeune prosélyte; car je devins à l'instant le sien, sûr qu'une
religion prêchée par de tels missionnaires ne pouvait manquer de mener en paradis..>> (Confessions).

C'est ainsi que Jean-Jacques, à seize ans, renonça à la fois à sa religion et à sa patrie, pour chercher tendresse et fortune chez les papistes.

L'adolescent vagabond (1728-1732)

Jean-Jacques s'en va d'abord, à pied, à Turin, pour abjurer le protestantisme à l'hospice des catéchumènes*. Après quoi, laissé sans ressources, il devient commis chez une jolie marchande dont le mari, jaloux, le chasse - puis laquais dans deux maisons nobles. Dans la première, la honte d'avouer qu'il a volé un ruban lui fait commettre "le plus grand crime de sa vie" en chargeant de ce vol une jeune servante. Dans la seconde, on remarque son intelligence et on veut faire de lui un secrétaire, mais il se sauve pour courir l'aventure sur les routes avec un gamin de son âge. Il  retourne chez Mme de Warens, puis se livre à d'interminables errances à pied à travers la Suisse et la France. Il est successivement séminariste, chanteur, compositeur de musique (sans la savoir), convoyeur de femmes de chambre, ordonnance à Paris et copiste à Lyon. Enfin, Mme de Warens décida de le garder près d'elle. Il avait vingt ans.
*
dans
la tradition  chrétienne une personne qui n'est pas encore baptisée, mais qui s'instruit pour le devenir.


                         Mme de Warens

L'autodidacte heureux (1732-1740)

Jean-Jacques
habite désormais à Chambéry, chez "Maman", où il mène une vie aussi simple que douce, tantôt employé au cadastre, tantôt maître de musique, à la fois factotum, fils et amant de sa protectrice.
Cette dernière qualité, qu'il ressent comme incestueuse, ne laisse pas de le perturber, et en 1735  il tombe malade. Mme de Warens loue alors la maison de campagne des Charmettes où Rousseau, toujours malade mais parfaitement heureux dans la nature, travaille opiniâtrement à se donner une culture encyclopédique.

<<Car pour peu qu'on ait un vrai goût pour les sciences, la première chose qu'on sent en s'y livrant, c'est leur liaison qui fait qu'elles s'attirent, s'aident, s'éclairent  mutuellement, et que l'une ne peut se passer de l' autre>>. (Confessions).

De temps à autre, il voyage, à Genève, à Montpellier pour "prendre les eaux". Dans ce dernier voyage, il rencontre Mme de Larnage, à qui il doit de "ne pas mourir sans avoir connu le plaisir". Mais à son retour, il se trouve remplacé près de " Maman",  par un garçon perruquier, un costaud bruyant nommé Witzenried. Précipité dans la solitude, Rousseau doit songer désormais à vivre pour lui-même.

Réussir à Paris (1740-1750)

Chez Mme de Warens, Jean-Jacques avait acquis non seulement la vocation de la musique et le goût de la nature, mais des relations et une culture françaises ; et il s'était pris de passion pour la France à travers sa littérature. Il s'était pris aussi d'une ambition très conformiste. Sous l'influence de sa bienfaitrice il avait :

... Abjuré pour toujours les maximes féroces
Du préjugé natal fruits amers et précoces
Qui dès les jeunes ans par leurs âcres levains
Nourrissent la fierté des cæurs républicains
..
Il ne serait pas bon dans la société
Qu'il fût entre les rangs moins d'inégalité...
(Épître à Parisot, 1742.)


C'est donc dans l'intention de plaire et réussir, comme Voltaire, qu'après un essai manqué de préceptorat chez M. de Mably, grand-prévôt de Lyon (le malheureux Jean-Jacques avait tenté d'appliquer les principes de Montaigne en raisonnant avec ses élèves !), Rousseau monte à Paris en 1742, avec sous son bras une comédie à faire jouer et un système de notation musicale à présenter à l'Académie des Sciences.

A Paris, Rousseau plaît, certes, surtout aux dames, mais ne réussit pas pour autant. Son système de musique est reçu, mais non édité, sa comédie reste en plan avec son premier opéra. Il se lie avec Diderot, qui sera son meilleur ami pendant seize ans, et pour tâcher de percer, fréquente le monde des fermiers généraux, où on l'apprécie, bien qu'on essaie parfois de le faire dîner à l'office.

En 1743, première année du gouvernement personnel de Louis XV, Rousseau devient secrétaire de l'ambassadeur de France à Venise, dont il faut maintenir la neutralité dans la guerre de succession
d'Autriche. Rousseau prend sa fonction au sérieux et travaille utilement. Mais son patron, le noble M. de
Montaigu, est un imbécile qui ne supporte pas la supériorité de son secrétaire et l'oblige à démissionner.
Cette expérience commence à faire de Rousseau un penseur politique.

Et c'est à Venise, République aristocratique et défectueuse, qu'il conçoit la première idée de ses "Institutions politiques". Ayant  vu que tout tenait à la politique, et que, de quelque façon qu'on s'y prît, aucun peuple ne serait jamais que ce que la nature de son gouvernement le ferait être, il se consacrera désormais à la recherche du "meilleur gouvernement possible", à savoir celui dont la nature est propre à former le peuple le plus vertueux, le plus éclairé, le plus sage, le meilleur enfin ; jamais plus il ne séparera la morale de la politique.

En attendant, Rousseau revient à Paris sans un sou, et accepte un poste de secrétaire chez les Dupin, famille de fermiers généraux. Il compose comédies, petits vers et opéras, et court les châteaux de la Loire ; mais il se sent mal à l'aise dans ce monde qui n'est pas le sien, où il faut savoir parler pour ne rien dire, rire des choses sérieuses, et dépenser en pourboires plus qu'on ne gagne en dîners. Par compensation, il se lie en 1745 avec une servante d'auberge stupide et illettrée, Thérèse Levasseur, qui ne  l'effraie pas comme les grandes dames dont il est l'éternel amoureux transi.

Comme il a honte de Thérèse, Rousseau ne l'épouse pas ; mais il n'en doit pas moins traîner, vivant à ses crochets, sa famille nombreuse et rien moins qu'honorable. Cette situation fausse est à l'origine de l'abandon des cinq enfants de Rousseau - abandon que sur le moment personne ne semble lui avoir reproché.

D'accord, cependant, avec son ami Diderot, il entreprend de travailler (gratis) pour l' Encyclopédie et rédige les articles sur la musique. Mais Diderot est emprisonné à Vincennes en 1749, pour avoir publié la "Lettre sur les aveugles". Rousseau, en lui rendant visite vers le 25 août, lit dans un journal la question
proposée par l'académie de Dijon pour le prix de l'année suivante : Si le progrès des sciences et des arts a
contribué à corrompre ou à épurer les mæurs ? A l'instant de cette lecture, il "voir un autre univers" et
"devient un autre homme". C'est "l'illumination de Vincennes", qui décidera de son æuvre et de son destin. Dégoûté des courbettes inutiles, Rousseau cesse de s'étouffer dans ses tentatives d'adaptation sociale, et choisit d'être quelqu'un plutôt que quelque chose. Il renie ses propres reniements et se retrouve d'accord avec lui-même, en même temps que son expérience s'ordonne en une vision du monde cohérente et qui ne changera plus. Il écrit dans la fièvre le "Discours sur les Sciences et les Arts", où il soutient que la culture et la civilisation, aux mains des riches, ne sont que guirlandes de fleurs dissimulant les chaînes dont les pauvres sont chargés, et que le progrès des sciences et des arts n'a servi qu'à accroître le luxe des uns et la dépendance des autres. En exemple des vertus désormais perdues, il cite les
anciens Romain
les Spartiates, et les Sauvages, qui savent vivre et mourir pour la liberté.

Le citoyen philosophe (1750-1755)

Les polémiques suscitées par son premier discours obligent Rousseau à préciser sa pensée "La première source du mal est dans l'inégalité", écrit-il dans sa Réponse au roi de Pologne ;  et à se définir lui-même. Il décide alors de mettre sa vie en accord avec ses écrits : il abandonne sa place, qu'il venait d'obtenir, de caissier chez Francueil, et entreprend de gagner sa vie par un travail manuel, en copiant de la musique. Après quoi, il s'engage à fond dans le combat  philosophique. Il prend parti, aux côtés de ses amis Diderot et Grimm, dans la  ((Querelle des Bouffons )) et par son opéra rustique "Le Devin de village (1752) comme dans la "Lettre sur la musique française" (1753), il prône une musique ((naturelle )), mélodique et populaire. Dans l' Encyclopédie,  il compose en 1753, dans la forêt de Saint-Germain son second discours et l'expression la plus élaborée de son système : "Sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes", par Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève. Il le dédie à la ville de Genève, où il retourne en 1754 abjurer le catholicisme et reprendre son titre de citoyen, projetant même de s'y installer définitivement.

Mais ni à Paris ni à Genève, Rousseau ne pourra se réaliser. Seules ses riches relations de Paris peuvent lui payer assez cher ses copies de musique, et il  leur est toujours redevable de quelque charité. Sa Réforme  morale et sa tenue négligée font de lui un objet de curiosité publique, et son escalier ne désemplit pas. Son "Devin de village" obtient un triomphe à Fontainbleau et Louis XV en personne offre une pension... que Rousseau refuse, à la fois par timidité , et par fierté :

 "
Adieu la vérité, la liberté, le courage [...] Il ne fallait plus que flatter ou me taire en recevant cette pension : encore, qui m'assurait qu'elle me serait payée ? Que de pas à faire, que de gens à solliciter" ! (Confessions).

Mais cette originalité provocante est mal vue, même de ses amis les philosophes. Les musiciens de l'Opéra, mécontents de la "Lettre sur la musique française", le pendent en effigie et lui volent le produit du ""Devin". Les académiciens de Dijon ne lisent même pas jusqu'au bout le "Discours sur l'inégalité", trop subversif.

Ce Discours plut à Diderot (qui y collabora) mais non à Voltaire. "Il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage" persifla-t-il. Et sur les marges de son exemplaire : "Voilà la philosophie d'un gueux qui voudrait que les riches fussent volés par les pauvres ! "

Quant aux Genevois, peu soucieux de suivre les leçons de Rousseau en retournant à leur égalité et leur pauvreté originelles, ils songeaient plutôt à prendre l'air de Paris au voisinage de Voltaire, qui s'installait
aux "Délices" en 1755. Dès lors, Rousseau renonça à s'établir à Genève - comptant du reste être
plus libre en France comme étranger.


Vitam impenderevero (1756-1762)

Où s'en aller travailler en paix ? Mme d'Épinay, épouse de fermier général, offre à Rousseau une petite maison dans le parc de son château de campagne, à la Chevrette près de Montmorency. Délirant du bonheur d'être en liberté dans la nature, Rousseau fait des plans : le matin à la copie, l'après-midi à penser dans la forêt avec un calepin et un crayon, les soirées entre Thèrèse et son chien. Ses projets de travail : les "lnstitutions politiques" d'abord ; (inachevées, leur préface sera publiée sous le titre de Contrat social) ; des Extraits critiques de l'abbé de Saint-Pierre, ensuite ; "la Morale sensitive" ou le "matérialisme du  sage" (elle passera en partie dans La Nouvelle Héloise) ; enfin un "Traité d'éducation", qui deviendra "L'Émile". Rousseau travaille aussi à "l'Essai sur l'origine des langues", à l'occasion d'une polémique avec Rameau, son ennemi en musique.

Dix-huit mois plus tard, chassé ignominieusement de son hermitage, Rousseau fuyait en plein hiver, malade et désespéré, brouillé avec ses protecteurs et tous ses amis. Pourquoi ? Pour des raisons privées d'abord. "ivre d'amour sans objet", en arrivant dans la nature, Rousseau s'était plu à la peupler de créatures idéales, se figurant en imagination  "les deux idoles de [son] coeur, l'amour et l'amitié", sous les traits de deux belles jeunes femmes : il avait ainsi commencé, toutes affaires cessantes, à écrire "La Nouvelle Héloise",
lorsque apparut la comtesse Sophie d'Houdetot, belle-soeur de sa protectrice et maîtresse de son ami Saint-Lambert, alors aux armées (on ét
ait en pleine guerre de Sept
ans).

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Published by Cathou
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Divers personnages....


DANTE


                                                                                                      Béatrice Portinari









Dante par Giotto








Première page de la Divine Comédie













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SOPHOCLE



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                                                                                                       Antigone




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Philotecte abandonné par les Grecs







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Sophocle  Bas relief en marbre









Sophocle




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Pythagore



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Le Banquet manuscrit sur papyrus.






Platon par Raphaël





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ARISTOTE





Aristote par Raphaël




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Aristote sur une fresque murale à Rome




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Alexandre à une bataille






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Alexandre combattant un lion







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Bronze - Alexandre









Buste d'Alexandre le Grand







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Alexandre et Aristote





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Enluminure "Chanson de Roland"










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Mort de Roland à Ronceveaux
















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Charlemagne et le Pape Adrien I






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Charlemagne et son fils Louis le Pieux






RUTEBOEUF

                            



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Ruteboeuf par Clément Marot

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