Bonjour à tous.... Une approche de certains écrivains ; vie, œuvres, extraits. A l'attention de la personne "ANONYME" qui se reconnaîtra.... : je n'ai jamais voulu m'approprier ce travail, j'ai noté dans ma page d'accueil les sources :Ce blog sans prétention aucune a été crée à partir de fiches -collection Atlas - et d'ouvrages - collection Lagarde et Michard et collection Nathan "Grands écrivains du Monde", -
Alain Robbe Grillet Nathalie Sarraute
Michel Butor
Un phénomène confus ?
Le phénomène littéraire connu sous le nom de << Nouveau roman >> date du milieu des années cinquante : il est lié aux noms de Michel Butor, Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute, et quelques autres. Comme jadis le surréalisme et naguère l'existentialisme, il bénéficie de l'attention de la presse, suscite de vives polémiques entre critiques conservateurs et critiques d'avant-garde. La presse joue même un rôle si voyant dans l'événement qu'on en accuse le caractère publicitaire. Il faut cependant noter que le bruit fait autour de romans certes différents les uns des autres, mais qui tous mettaient en cause le type de récit alors en faveur exclusive auprès du grand public, fait soudain connaître des écrivains qui, aujourd'hui, passent pour les plus importants de notre temps. Même s'ils sont relativement peu lus (mais leurs tirages sont constants) et s'ils doivent le plus clair de leur notoriété à leur grande diffusion dans les universités - d'abord étrangères, puis françaises - et aussi aux innombrables travaux critiques dont ils ont été et restent l'objet.
Mais si le Nouveau roman appartient à l'histoire littéraire, il n'y est pas enfermé, comme un phénomène clos et achevé. Il y a une persistance actuelle de ses acquis. Plus encore, sans qu'il prenne jamais l'aspect d'une orientation concertée - incompatible avec l'irréductible originalité de chacun des <<nouveaux romanciers >>, hier comme aujourd'hui -, un travail à partir de ses acquis. Ainsi le Nouveau roman devrait être considéré de deux façons : dans sa genèse historique et dans son développement.
Pour Jean Ricardou*, qui, depuis les années soixante, s'est fait le théoricien vigoureux, mais parfois un peu totalitaire, du Nouveau roman, des <<critères>> nets doivent permettre de trouver des liens communs entre des oeuvres dont les différences apparaissent souvent plus nettes que les ressemblances.
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ricardou
A souligner I'origjnalité particulière de chaque écrivain, on risque de méconnaître le fondement de leur communaute. Mais à vouloir reporter sur un roman de Butor les prises de position théoriques de Robbe-Grillet, on ne peut que brouiller les perspectives. Car le Nouveau roman ne s'est jamais constitué en << groupe >>. Les << nouveau romanciers >> n'ont jamais signé de manifeste collectif. Tous ont toujours refusé la notion <<d' école >>. Le lecteur doit donc avoir à tenir compte de la spécificité des oeuvres, d'une volonté commune de rupture avec certaines idées régnantes et de l'effet de groupe, au moins relativement à la percée du Nouveau roman.
Une percée explicable
En 1953 paraissent "Les Gommes" L'auteur, Alain Robbe-Grillet, est un inconnu : on allait bientôt apprendre qu'il n'appartenait pas aux milieux littéraires, mais qu'il était ingénieur agronome. Compte tenu des préjugés en vigueur contre la << culture >> scientifique, on s'en souviendra pour stigmatiser son style comme style << d'arpenteur >>. La même année, Nathalie Sarraute, dont, la veille de la guerre, "Tropismes", était passé complètement inaperçu, publie "Martereau". L'année suivante, un autre inconnu, Michel Butor, "Passage de Milan". Ces romans surprennent. Les critiques qui en parlent, tentent avec bien des hésitations, d'insérer ces romans divers dans des filiations connues.
Le "Nouveau Roman" ne se présente pas comme un exposé ou une relation linéaire, mais comme une << recherche >>. Un constant va-et-vient dans le temps, la juxtaposition d'instantanés, de versions divergentes de la même scène, la présence obsédante des objets, un << double mouvement de création et de gommage >> peuvent déconcerter le lecteur ; mais celui-ci doit comprendre que l'auteur attend de lui une participation plus active. << Ce qu'il lui demande, écrit Robbe Grillet, ce n'est plus de recevoir tout fait un monde achevé, plein, clos sur lui-même, c'est au contraire de participer à une création, d'inventer à son tour l'oeuvre - et le monde - et d'apprendre ainsi à inventer sa propre vie >> (Pour un nouveau roman).
fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Butor
fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Robbe-Grillet
fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Sarraute
Interview de Nathalie SARRAUTE sur son 7ème roman "Vous les entendez ?" édité par Gallimard. L'auteur explique qu'elle continue à prospecter le même univers depuis son premier livre "Tropismes" car elle a le sentiment d'avoir encore à découvrir, dans la recherche de la profondeur de l'être humain. Elle évoque ses affinités avec l'art abstrait en peinture et reconnait qu'elle se passerait bien d'être considérée comme le chef de file de l'école du Nouveau Roman. L'écrivain parle de la spécificité de ses personnages, individualisés par leur attitude à l'égard de l'ordre des choses et elle explique les rapports qu'elle entretient avec eux dans la logique d'une action.
Alain ROBBE GRILLET commente le rapport entre le nouveau roman et la poésie