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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 12:48


1524 - 1585


En 1562, les guerres de Religion éclatent en France. Le "prince des poètes" prend la plume pour en déplorer les conséquences calamiteuses et dénoncer les protestants.


Pierre de Ronsard
1524  1585



I)  Discours des misères de ce temps :

      
Ronsard politique 


  Le massacre des protestants à Vassy, en 1562, marque le début des guerres de Religion en France. Cette même année, Ronsard, poète officiel à la cour, prend la plume pour déplorer les troubles qui déchirent la France et pour attaquer la Réforme.

Le "Discours à la reine"   est dédié à Catherine de Médicis. Avec une pathétique éloquence, Ronsard
" dénonce la guerre civile qui menace l'unité du royaume et exhorte la régente à rétablir la paix. Dans
Continuation du discours", Ronsard fulmine contre les protestants, non sans adresser un appel vibrant  à Théodore de Bèze. Autrefois poète et humaniste, celui-ci est devenu le bras droit de Calvin, ayant la charge, avec le prince de Condé, d'organiser les troupes réformées. Ronsard  l'engage à renoncer aux armes et à la théologie. Mais, non contents  de rester sourds à ses appels, les protestants répondent au poète par la calomnie.

La plume de Ronsard se fait alors féroce : en 1563, dans sa "Réponse....  aux injures et calomnies de je ne sais quels prédicants et ministres de Genève, " il compare l'un de ses adversaires à un "loup-garou" qu'il faut exorciser. Auparavant,  dans les "Rencontres au peuple de France", Ronsard fait la part des choses : les protestants sont certes condamnables ; mais le peuple, les prélats, et même certains princes, en faisant montre d'une faiblesse coupable, ont aussi leur part de responsabilité dans le dérèglement des moeurs.

      Un engagement de courte durée

La  véhémence des "Discours" de Ronsard ne doit pas porter à surévaluer son engagement politique. Par tempérament, le poète de l'amour et de la douceur de vivre était peu enclin aux excès du fanatisme. S'il critique les protestants, c'est  moins pour défendre l'Eglise catholique - il reconnaît qu'une réforme modérée serait salutaire - que par patriotisme et par haine de la discorde. La virulence de ses écrits n'atteint son comble que lorsqu'il doit répondre à des attaques personnelles. Dès 1565, cependant, il exprime dans des vers sa réticence à troubler son "repos/pour papaux [ou]  pour huguenots"



****************

Extraits :



Dans sa Réponse... aux injures, Ronsard s'emporte contre I'auteur anonyme d'un libelle calomniateur et le compare à un "loup-garou "


Le voici, je le vois : écumant et bavant,
Il se roule en arrière, il se roule en bavant,
Affreux, hideux, bourbeux ; une épaisse fumée
Ondoie de sa gorge enflammes allumée ;
Il a le diable au corps ; ses yeux cavés dedans
Sans prunelle et sans blanc,reluisent  comme ardents  [feux follets]
Qui par les nuits d'hiver errent de sur les ondes
Abreuvant dans les eaux leurs  flammes vagabondes ;
Il a le museau tors et le dos hérissé
Ainsi qu'un gros mâtin [chien] des dogues pelissé
[écorché par des dogues].

***

Dans la Continuation du discours, le poète appelle Théodore de Bèze à déposer les armes, au nom de I'amour de la patrie


De Bèze,je te prie, écoute ma parole
Que tu estimeras d'une personne folle ;
S'il  te plaît toutefois de juger sainement
Après m' avoir ouï  tu diras autrement.
La terre qu'aujourd'hui tu remplis toute d'armes,
Y faisant fourmiller grand nombre de gendarmes,
Et d'avares soldats, qui du pillage ardant,
Naissent dessous ta voix (...) :
De Bèze, ce n' est pas une terre Gothique,
Ni une région Tartare, ni Scythique
C'est celle où tu naquis, qui douce te reçut
Alors qu'à Vézelay ta mère te conçut,
Celle qui t'a nourri, et qui t'a fait apprendre
La science et les arts dès ta jeunesse  tendre,
Pour.lui faire service et pour en bien user,
Et non, comme tu fais, afin d'en abuser.

***

Dans le Discours à  la reine, Ronsard demande à Catherine de Médicis d'user de son autorité pour mettre fin à la guerre civile


Las ! Madame, en ce temps que le cruel orage
Menace les Français d'un si piteux naufrage,
Que la grêle et la pluie et la fureur des cieux
Ont irrité la mer des vents séditieux,
Et que l'astre jumeau ne daigne plus reluire,
Prenez le gouvernail de ce pauvre navire,
Et malgré la tempête et le cruel effort
De la mer et des vents, conduisez-le à bon port.
La France à jointes mains vous en prie et reprie,
Las qui sera bientôt et proie et moquerie
Des princes étrangers, s'il ne vous plaît en bref
Par votre autorité apaiser ce méchef.


**********************


Notes :


<<En défendant le catholicisme, Ronsard écrit-il par conviction ? Ses adversaires contemporains l' ont nié. Selon eux, le poète était trop intelligent pour croire au catholicisme, et c'était donc par intérêt personnel qu'il le  défendait (...). Mais ces jugements ne tiennent pas compte de certains faits. D'abord, Ronsard a toujours professé le catholicisme. Si, dans sa jeunesse, il a  "goûté du miel empoisonné" des doctrines de la Réforme, un " bon démon " lui arracha ce" breuvage" avant qu'il l'ait avalé  (v. Remontrance,vers 211-214).>>

Malcolm Smith, introduction aux
Discours des misères de ce temps,
Droz, Genève, 1979



<<Le succès des Discours fut phénoménal. Les réformés même avouent que Ronsard, en défendant le catholicisme, " (...) a plus fait lui seul que toute la Sorbonne ", et qu'il jouit d'une" faveur (...) envers le peuple bas"
(v. Pineaux, Polémique protestante contre Ronsard).

Les catholiques font des affirmations semblables. Selon Jacques Velliard, " un seul pamphlet de Ronsard fit bien plus pour réfuter les erreurs des hérétiques que tous les tomes de tous les théologiens" (Laudatio Funebris).

Grâce surtout aux Discours, la réputation de Ronsard franchit les frontières de la France.



II) Les Amours

Dans ce recueil de poèmes lyriques, Pierre de Ronsard chante l'amour à travers les femmes qu'il a aimées avec une sensibilité et un style sans pareils pour l'époque.

     L'éternel féminin :     

En avril 1545, lors d'une fête à   Blois, Ronsard veut enrichir la langue française. Il use de vieux mots, en emprunte aux dialectes provinciaux,  en forme de nouveaux à l'aide de suffixes courants. Il obéit aussi à deux tendances de son temps : la multiplication des adverbes en "ment" et celle des verbes composés avec des prépositions.  Incontestablement, pour Ronsard, le lyrisme est la langue de l'amour par excellence, d'où les soucis de richesse, de mouvement, de musique qu'il manifeste dans sa poésie.

Il n'hésite pas à employer des mots familiers et des mots nobles, des expressions rares et des termes populaires pour recréer le sentiment d'une vie bouillonnante. Il refuse tout ce qui est arrêté, figé. Il se réfère au grec et au latin pour la mythologie ou les noms propres (Laomédon, Pandore, Ixion, etc) ou à l'italien pour les constructions familières de cette langue. Pour Ronsard, métaphores, allégories, comparaison sont des figues sans lesquelles la poésie est nue.

 

****************

Extraits :
                                 

XVI                          
Te regardant assise auprès de ta cousine,
Belle comme une Aurore, et toi comme un Soleil,
Je pensais voir deux fleurs d' un même teint pareil,
 Croissantes en beauté, l'une à l'autre voisine.


La chaste, sainte, belle et unique Angevine,Vite comme un éclair sur moi jeta son oeil.
Toi, comme paresseuse et pleine de sommeil,
D' un seul petit regard  tu ne m' estimas digne.

Tu t'entretenais seule au visage abaissé,
Pensive toute à toi, n'aimant rien que toi-même,
Dédaignant un chacun d'un sourcil ramassé,

Comme une qui ne veut qu'on la cherche ou qu'on l' aime.
J' eus peur de ton silence, et m'en allai tout blême,
Craignant que mon salut n'eût ton oeil offensé.

                              
V


Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l'Aube de ses pleurs au point du jour l'arrose ;

La grâce dans sa  feuille, et l'amour se repose,
Embâmant les jardins et les arbres d' odeur ;
Mais battue ou de pluie, ou d' excessive ardeur,
Languissante elle meurt,  feuille à feuille déclose.

Ainsi en ta première et  jeune nouveauté,
Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté,
La Parque t'a tuée, et cendre tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de  fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.
                                 
                                        
                                                                              
I                          

  Soit qu' un sage amoureux ou soit qu'un sot me lise,
  Il  ne doit s' ébahir voyant mon chef grison,
  Si je chante d' amour : toujours un vieil tison
  Cache un germe de  feu sous une cendre grise.
                                    
 Le bois vert à grand-peine en le soufflant s' attise,
 Le sec sans le souffler brûle en toute saison.
La Lune se gagna d' une blanche toison,
Et son vieillard Tithon l'  Aurore ne méprise.
                                    
Lecteur,je ne veux être écolier de Platon
Qui la vertu nous prêche, et ne  fait pas de même,
Ni volontaire Icare ou lourdaud Phaëthon,
                                 

Perdus pour attenter une sottise extrême ;                 
Mais sans me contrefaire ou voleur ou charton,
De mon gré je me noie et me brûle moi-même.

                                                       **************

Notes :




Quelques dates
 
Septembre 1524 : naissance de Pierre de Ronsard au château de La Possonnière.

1552 : parution de la première édition des Amours.

1578 :
parution de la cinquième et dernière édition des Amours contenant les Sonnets pour Hélène.

Décembre 1585 : Ronsard meurt en son prieuré de Saint-Cosme. "De ses propres aventures, de sensations
et émotions personnelles, Ronsard a su dégager une poésie de caractère général, qui est la poésie même de l'humanité. (...) Par sa prodigieuse aptitude à passer "du grave au doux, du plaisant au sévère", par la variété savante de sa rythmique, par le nombre et l'éclat de ses images, par le mouvement lyrique dont son
æuvre abonde, par l'étendue, la vigueur et l'influence prolongée de son effort artistique, il reste un poète de premier ordre et, comme on l'a dit justement, " l'un des trois ou quatre grands maîtres de la littérature française."

Laumonier


"Contrainte plutôt que joie, cet amour ne rompt pas la solitude. La dame est une méduse, une sirène, un  rocher. L'altière Cassandre, Marie la paysanne, ingénue et rouée, Hélène l'insensible, qui méprise l'amour, sont toutes des inhumaines, au cæur nonchalant, revêche et rigoureux. Ronsard en effet chante surtout
l' amour impossible, le seul possible en littérature."

Françoise Joukovsky


III)  Sonnets pour Hélène

Expression de l'amour non partagé d'un homme mûr pour une jeune fille, ces sonnets et ces stances comptent parmi les oeuvres les plus parfaites du "prince des poètes".


Amour impossible et éternel féminin :

Cent trente sonnets ; telle est l'ampleur de l'oeuvre poétique que Pierre Ronsard, alors âgé et malade, consacra à l'inspiratrice des "Sonnets pour Hélène", fille d'honneur de Cathérine de Médicis. Invité par la reine elle-même à célébrer la jeune Hélène de Surgères, restée inconsolable de la perte de son fiancé, tué lors de la troisième guerre de religion, le poète se prit vite à son propre jeu,  et ses écrits reflètent le désespoir d'un amour  impossible ;  à la belle vertueuse, Ronsard s'adresse tout à tour avec tendresse et hardiesse, retrouvant pour chanter Hélène toute la fougue des "Amours de Cassandre", rédigées un quart de siècle plus tôt ! Oeuvre de la maturité, les "Sonnets pour Hélène"  sont comme un aboutissement de l'oeuvre aux mille tons de ce poète épris de beauté plastique, celle-ci restant le thème majeur des "Amours" (Amours de Cassandre, Amours de Marie, Sonnets pour Astrée, Sonnets pour Hélène et Amours diverses).

"Qu'est-ce parler d'Amour,sans point faire l'amour,
Sinon voir le Soleil sans aimer sa lumière" ?


"Carpe diem..." :

Carpe diem (quam minimum credula postero) est une locution latine extraite d'un poème de Horace qui est habituellement traduite par « Cueille le jour présent, en te fiant le moins possible au lendemain ».

Pour ce chantre de l'impossible communication entre les êtres, la cause semble être perdue d'avance, d'autant que la vertu d'Hélène, qui ne peut qu'attirer son amant vers une aventure spirituelle, ramène l'amour du poète à une quête initiatique... Mais Ronsard sublime l'hostilité de son  inspiratrice et célèbre l'insensible, utilisant les "concetti" (traits d'esprit) qui étaient alors à la mode tout en y mêlant des exhortations ; c'est cette réalité terriblement quotidienne qui a valu à certains sonnets une célébrité mérité - quel écolier n'a appris celui qui commence ainsi : "Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle..."
L'évocation de la "vieille accroupie" dépasse ici la complaisance littéraire : on y devine un Ronsard désabusé, et don le ton agacé se démarque toujours davantage de son ancienne volupté de souffrir. Pressé de vivre au crépuscule de son existence, le poète reprend avec bonheur le thème épicurien du "Carpe diem" (cueille  le jour qui passe) d'Horace, et fait des "Sonnets pour Hélène" le plus émouvant plaidoyer sur le vieillissement.

Extraits :

Hélène I'insensible


Puisqu'elle est tout hiver, toute la même glace,
Toute neige, et son coeur tout armé de glaçons,
Qui ne m 'aime sinon pour avoir mes chansons.
Pourquoi suis-je si fol que je ne m'en délace ?
De quoi me sert son nom, sa grandeur et sa race,
Que d'honnête servage et de belles prisons ?
MaÎtresse. je n' ai pas les cheveux si grisons,
Qu 'une autre de bon coeur ne prenne votre place.
Amour, qui est enfant, ne cèle vérité.
Vous n 'êtes si superbe, ou si riche en beauté,
Qu'i faille dédaigner un bon coeur qui vous aime.
Rentrer en mon avril désormais je ne puis :
Aimez-moi. s 'il vous plaÎt, grison comme je suis,
Et je vous aimerai quand vous serez de même.


L'automne d'un poète


Adieu. belle Cassandre, et vous. belle Marie.
Pour qui je fus trois ans en servage à Bourgueil :
L'une vit, l'autre est morte, et ores de son oeil
Le Ciel se réjouit dont la terre est marrie.
Sur mon premier avril, d'une amoureuse envie
J' adorai vos beautés ..mais votre fier orgueil
Ne s' amollit  jamais pour larmes ni pour deuil,
Tant d'une gauche main la Parque ourdit ma vie.
Maintenant en Automne encores malheureux.
Je vis comme au Printemps de nature amoureux.
Afin que tout mon âge aille au gré de la peine.
Ores que je dusse être affranchi du harnois.
Mon maÎtre Amour m' envoie à grands coups de carquois
Rassiéger Ilion pour conquérir Hélène.

La beauté n'est que vent


Quand vous serez bien vieille. au soir à la chandelle.
Assise auprès du feu. dévidant et .filant.
Direz chantant mes vers en vous émerveillant :
<<Ronsard me célébrait du temps que j' étais belle. >>
Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
Je serai sous la terre, et fantôme sans os
Par les ombres myrteux  je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez. si m' en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.


***************


NOTES :



" Ces différents visages de femmes [Cassandre, Marie, Hélène] n'ont d' individualité que littéraire. (...) Toutes, elles furent au service de la poésie, et Ronsard sans vergogne les traite en sujets littéraires :

Quel sujet plus fertile saurai-je mieux choisir
Que le sujet qui fut d'Homère le plaisir,
Cette toute divine et vertueuse Hélène ?

N' en concluons pas qu' elles ne furent que des prétextes. Chaque fois, le miracle poétique semble avoir confondu la jeune vivante et le halo de mythes dont l'imagination de Ronsard l'entourait. Rêve et réalité, elles sont la vie, recréée par la poésie, de même qu'il est poète et amoureux, au-delà de la banale  sincérité."

Françoise Joukovski, Les Amours, préface, Gallimard, 1974


"Contrainte plutôt que joie, cet amour ne rompt pas la solitude. La dame est une Méduse, une Sirène, un rocher. L' altière Cassandre, Marie la paysanne,  ingénue et rouée, Hélène l'insensible, qui méprise l'amour, sont toutes des inhumaines, au " cæur nonchalantrevêche et rigoureux ". Ronsard en effet chante l'amour impossible, le seul possible en littérature. Dotées de dangereux pouvoirs, ces cruelles mêlent la flamme et la glace, l' obscur et la lumière, et  entraînent le malheureux poète au-delà des contraires, dans une totale révolution".

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Published by Cathou
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DANTE


                                                                                                      Béatrice Portinari









Dante par Giotto








Première page de la Divine Comédie













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SOPHOCLE



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                                                                                                       Antigone




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Philotecte abandonné par les Grecs







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Sophocle  Bas relief en marbre









Sophocle




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Pythagore



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Le Banquet manuscrit sur papyrus.






Platon par Raphaël





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ARISTOTE





Aristote par Raphaël




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Aristote sur une fresque murale à Rome




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Alexandre à une bataille






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Alexandre combattant un lion







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Bronze - Alexandre









Buste d'Alexandre le Grand







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Alexandre et Aristote





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Enluminure "Chanson de Roland"










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Mort de Roland à Ronceveaux
















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Charlemagne et le Pape Adrien I






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Charlemagne et son fils Louis le Pieux






RUTEBOEUF

                            



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Ruteboeuf par Clément Marot

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