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Bonjour à tous.... Une approche de certains écrivains ; vie, œuvres, extraits. A l'attention de la personne "ANONYME" qui se reconnaîtra.... : je n'ai jamais voulu m'approprier ce travail, j'ai noté dans ma page d'accueil les sources :Ce blog sans prétention aucune a été crée à partir de fiches -collection Atlas - et d'ouvrages - collection Lagarde et Michard et collection Nathan "Grands écrivains du Monde", -

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XX ème / Jean Paul Sartre / Les chemins de la liberté

"Les chemins de la liberté" retracent la vie de plusieurs individus à l'époque de la seconde guerre mondiale.

 

En concevant "Les Chemins de la liberté" en 1938, Sartre voulait en faire la suite de "La Nausée"avec pour titre "Lucifer", et pour sujet la liberté. Il avait choisi comme épigraphe : "Le malheur, c' est que nous sommes libres."

 

 

L'engagement et la liberté


"Les Chemins de la liberté" se composent de trois volumes : "L'Age de raison", "Le Sursis" et "La Mort dans l'âme".

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51QF980Z53L._SL500_AA300_.jpg"L'Age de raison" se déroule au début de I'été 1938 et décrit le cercle de quelques vies individuelles qui se cherchent et se fuient pendant deux jours : pour préserver sa liberté, Mathieu Delarue, professeur de philosophie, refuse de s'engager avec Marcelle, enceinte de lui ; il fait de même avec Brunet, militant communiste, et cherche I'argent nécessaire à l'avortement de son amie. Autour de lui gravitent des personnages reflétant I'existentialisme.  

 

http://www.images-chapitre.com/ima2/newbig/583/36583_2651591.jpg"Le Sursis" décrit l'irruption de I'histoire en septembre 1938 dans cet univers individualiste, avec l'invasion de la Tchécoslovaquie, la mobilisation en France et les accords de Munich.

 

http://www.decitre.fr/gi/81/9782070360581FS.gif"La Mort dans l'âme" relate la défaite de 1940 : la première partie décrit la débâcle du régiment de Mathieu ; dans la deuxième partie, Brunet, prisonnier des Allemands, essaie d'organiser un esprit de résistance. Le roman se termine dans un train qui conduit les prisonniers en territoire allemand.


Un roman inachevé


Avec "L'Age de raison" et "Le Sursis" publiés ensemble en 1945 et "La Mort dans l' âme" publiée en 1949, "Les Chemins de la liberté" se présentent comme une recherche des relations de l'homme avec l'histoire et comme une solution au problème des valeurs et de la liberté qu'il faut chaque jour conquérir. Certains y virent une imitation de I'oeuvre de John Dos Passos*.

 

*  fr.wikipedia.org/wiki/John_Dos_Passos 


Sartre avait initialement prévu d'écrire un quatrième et dernier volume, "La Dernière Chance", qui est resté inachevé bien que quelques pages aient paru dans les Temps modernes en 1949 ; les principaux personnages devaient y trouver leur liberté dans la résistance. Mais après douze années consacrées à cette oeuvre, Sartre renonce à terminer le quatrième volume vers 1950, marqué par une crise de militantisme politique et surtout
par la critique de la littérature traditionnelle qu'il développe alors.

 

Dans l' atmosphère de la guerre froide, Sartre avait finalement décidé, pour le dernier volume. de liquider tous les personnages : aucun d' eux n'aurait assisté à la libération de Paris.

 

EXTAITS /

 

La menace d'une guerre vient faire irruption dans le monde individualiste de Mathieu


- Mais, vous, vous n' êtes pas n' importe qui, dit-elle vivement.
Mathieu considérait  le pâté qu' il avait édifté. Cette fois c' était un beau pâté qui tenait en l'air tout seul. Il le balaya d' un coup de main.
- On est toujours n' importe qui, dit-il.
Il  rit :
- C' est idiot.
- Comme vous êtes triste, dit Odette.
- Pas plus que les autres. Nous sommes tous un peu énervés par ces menaces de guerre.


                    ***


Les accords de Munich viennent apporter un peu d'espoir, mais un espoir au goût amer


"Qu' est-ce qu' ils font ici ? pensa Mathieu. Et moi, qu' est-ce que j'y fais ?" Leur destin s' était évanoui, le temps s' était remis à couler au petit bonheur, sans but ; le train roulait sans  but, par habitude ; le long du train, une route flottait, inerte ; à présent elle ne menait plus nulle part, ça n' était plus que de la terre goudronnée. Les avions avaient disparu ; la guerre avait disparu. Un ciel pâle où la paix se réveillait doucement avec le soir, une campagne engourdie, des joueurs de cartes, des dormeurs, une bouteille cassée dans le couloir, des mégots dans une flaque de vin, une puissante odeur d' urine, tous ces résidus injustifiables... "On dirait un lendemain de fête", pensa Mathieu, le coeur serré.


                   ***
Le régiment de Mathieu tombe, mais Mathieu a un dernier sursaut avant d'être fait prisonnier


- Nom de Dieu, dit-il à voix haute, il ne sera pas dit que nous n' aurons pas tenu quinze minutes.
Il  s' approcha du parapet et se mit à tirer debout. C' était une énorme revanche ; chaque coup de feu le vengeait d' un ancien scrupule. (...) Il  tirait, les lois volaient en l' air, tu aimeras ton prochain comme toi-même, pan dans cette gueule de con, tu ne tueras point, pan sur le faux jeton d' en face.  Il tirait sur l' homme, sur la Vertu, sur le Monde : la liberté, c' est la Terreur ; le feu brûlait dans la mairie, brûlait dans sa tête ; les balles sifflaient, libre comme l' air, le monde sautera, moi avec, il tira, il regarda sa montre ; quatorze minutes trente secondes ; il n'avait plus rien à demander sauf un délai d'une demi-minute, juste le temps de tirer sur le bel officier si fier qui courait vers l' église ; il tira sur le bel officier, sur toute la Beauté de la Terre, sur la rue, sur les fleurs, sur les jardins, sur tout ce qu'il avait aimé. La  Beauté fit un plongeon obscène et Mathieu tira encore. Il tira ; il était pur, il était tout puissant, il était libre.

Quinze minutes.

 

 

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O
<br /> bel article,<br /> mais il n'est dit nul part que Mathieu est fait prisonnier<br /> on peut aussi penser qu'il est mort, au lecteur d'en décider<br /> amicalement<br /> <br /> <br />
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