Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 17:22


1547 - 1616

 

I Don Quichotte

 

 

 

Si le viel hidalgo Don Quichotte est un idéaliste et un rêveur impénitant, Cervantes, lui, fut un homme d'action, durement confronté à la vie, plongé dans la guerre et dans le silence des prisons.

Miguel de Cervantes Saavedra (29 septembre 1547 à Alcala des Henares - décédé le 22 avril 1616 à Madrid) est un romancier, poète et  dramaturge espagnol, universellement célèbre pour son roman DON QUICHOTTE, reconnu comme le premier roman moderne. Miguel de Cervantes est souvent considéré comme la plus grande figure de la littérature espagnole. Il  aimait à dire : « la plume est la langue de l'âme ».


 

Miguel de Cervantes Saavedra (portrait imaginaire, étant donné
qu'il n'existe aucun portait authentifié de l'époque)


La fin d'une époque


Pour situer Cervantès dans l'histoire littéraire et le comparer aux plus grands, il suffit de citer deux de ses contemporains : Shakespeare  (1564-1616) et Montaigne (1533- 1592). Comme eux, il fut le témoin des profonds bouleversements qui marquèrent le passage de la Renaissance au XVII ème siècle. Comme eux, il est l 'auteur de chefs-d'oeuvre qui ont une place à part dans la littérature mondiale, notamment par leur originalité et leur <<actualité >>, et par leur côté précurseur. La comparaison s'arrête là ; car si la vie de Shakespeare et celle de Montaigne se confondent avec leur oeuvre, et vice versa, Cervantès, lui, fut un homme d'action avant d'être un intellectuel, et il eut à se battre, dans tous les sens du terme, pour gagner sa vie, pour <<sauver sa peau >> - quitte à y perdre une main - et pour atteindre enfin la célébrité à cinquante-huit ans, celle que lui valut "Don Quichotte". On l'aura compris, sa vie fut plutôt un roman d'aventures qu'une existence studieuse consacrée à la méditation et  à l'introspection. Dans notre monde médiatisé, Cervantès aurait plus d'une fois défrayé la chronique et fait la une des journaux à sensation, au fil de ses <<exploits >>.


Le choix des armes

Avant les années 1560, on ne sait que peu de choses de la vie de Miguel de Cervantès. Il eut semble-t-il une enfance quelque peu bousculée, due aux difficultés financières de son père, apothicaire et chirurgien, forcé d'effectuer de nombreux déplacements pour son métier. Le jeune homme fréquenta sans doute l'Université, car il parle en personne concernée de la vie étudiante dans certaines de ses oeuvres. De plus, grâce à son maître, l'humaniste Lopez de Hoyos, il participa à l'hommage rendu à Élisabeth de Valois, en écrivant des poèmes sur la disparition prématurée de la reine d'Espagne, fille d'Henri II. Cela prouve au moins que Cervantès fréquentait les milieux des intellectuels et des poètes, et qu'il avait des goûts littéraires assez bien arrêtés. Pourtant, il choisit de se diriger vers la carrière militaire. Il fut d'abord http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e0/Battle_of_Lepanto_1571.jpg/260px-Battle_of_Lepanto_1571.jpgcamérier* du cardinal Giulio Acquaviva, représentant du pape en Espagne, qu'il suivit en Italie lorsque le légat rentra à Rome. Cervantès s'engagea alors
dans l'armée espagnole d'Italie, avec laquelle il participa à la fameuse bataille de Lépante (1571), qui allait lui valoir son surnom de <<Manchot de Lépante >>. Auteur d'actes héroïques, toujours présent au coeur du danger et des combats, il fut blessé à plusieurs reprises et finit par perdre sa main gauche. Avec fierté, pour bien rappeler que son infirmité <<n'avait pas été contractée dans quelque taverne >> , il ne manqua pas de rappeler ces faits d'armes dans ses oeuvres. Son état ne l'empêcha pas de combattre à nouveau, participant avec son jeune frère Rodrigo à la bataille navale de Navarin (1572), contre les Turcs.

*
Dans l Eglise Catholoque, le camérier est un membre de la  Famille Pontificale, chargé du service personnel du pape.

Écrire pour survivre

 Ayant bénéficié d'un congé, il décida de rentrer en Espagne avec son frère, et c'est au cours de ce voyage (1575), probablement au large de la Camargue, qu'il fut fait prisonnier par des pirates ; emmené à Alger, il y resta captif pendant cinq ans (Récit du Captif) et commença à écrire "la Galatée", non sans avoir essayé à plusieurs reprises de s'évader. Racheté en 1580, il rentra en Espagne, n'ayant d'autre moyen d'existence que sa plume. Il écrivit des pièces de théâtre, termina et publia "la Galatée" (1585) - un http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Invincible_Armada.jpg/400px-Invincible_Armada.jpgroman pastoral -, se liant aux meilleurs écrivains du moment (Calderon, Tirso de Molina, etc.). Mais son art ne suffit pas à le faire vivre, surtout qu'il s'était marié en 1584. A la recherche d'un emploi public, il réussit à obtenir le poste de com missaire à  l'approvisionnement de l'Invincible Armada*, puis il fut recouvreur d'impôts en Andalousie.
 
*
fr.wikipedia.org/wiki/Invincible_Armada

Don Quichotte en prison

En 1589, accusé d'escroquerie au détriment de l'Église, il fut excommunié et emprisonné, un sort qu'il connut d'ailleurs à plusieurs reprises, pour des affaires d'argent et, en 1605, pour une accusation infondée de meurtre. Du reste, il commença à écrire "Don Quichotte" <<en un lieu où toute incommodité a son siège,où tout bruit lugubre fait sa demeure>>, c'est-à-dire en prison, et plus précisément, sans doute, à la prison de Séville, où il passa sa captivité, dit la légende, dans une cage à gros barreaux. En 1605, libre, il fit paraître la première partie de "L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche", qui connu
un succès immédiat et permit à son auteur de n'avoir d'autre souci que la production littéraire. Dans les demières années de sa vie, il fit paraître "Les Nouvelles exemplaires" (1613), la seconde partie de "Don Quichotte" (1615), un recueil de pièces de théâtre intitulé Huit Comédies et Huit  "Entremeses"  nouveaux (1615), tandis que "Les Travaux de Persilès et Sigismonde", roman de l'adieu à la vie et à la gloire, probablement terminé quelques jours seulement avant sa mort, fut publié par sa femme en 1617.


**********************

Notes :


Voici ce que P. Guenoun (Cervantès par lui-même, Éditions du Seui!, 1971) écrit du Don Quichotte :  

<< oeuvre multiple, parabolique, et qui porte en elle les traditions des trois Espagnes, la juive, la chrétienne et la musulmane, l'histoire du chevalier errant au sang impur et de son fidèle écuyer au sang statutaire compose ainsi la geste épicoburlesque de ces trois Espagnes imaginairement revivifiées pour donner un passe-temps au coeur mélancolique et chagrin... >>

<< Soldat, prisonnier des Turcs, petit Fonctionnaire itinérant, empêtré dans ses livres de comptes, à peine a-t-il  conquis un domici!e fixe qu'il se voit harcelé par les soucis que lui causent des difficultés d' argent inextricables, ou une famille calamiteuse qui lui procure les pires déboires. C'est dans l'inquiétude qu'est conçu un chef-d'oeuvre  d'équanimité. Le monde entier semble conjuré contre son recueillement et sa paix intérieure. Cervantès est l'homme de toutes les mésaventures, et dans l'ordre littéraire comme dans ses affaires privées, i! est en butte à tous les traquenards.  Comment une telle existence n'aurait-elle pas modelé son génie primesautier ? >>

 J. Babelon, Cervantès. Nouvelle Revue critique 1939


II : Nouvelles exemplaires

Douze nouvelles d'amour et d' aventure au temps du Siècle d'or  Espagnol  sont narrées dans une atmosphère baroque de monde à l'envers et de tromperie universelle.

En Espagne, le mot novela désigne aussi bien le roman que la nouvelle. Il  vient de novela italien qui signifiait  "mensonge, farce, tromperie, événement, conte", c' est-à-dire un genre que l'on ne trouvait que dans les bouches basses et viles.
Mais Cervantes (1547-1616) se proposa d' écrire des "Nouvelles exemplaires* ", c'est-à-dire des récits caractérisés par leur exemplarité  morale et leur contenu  édifia
nt.

*
fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelles_exemplaires


L'Espagne du Siècle d'or

Dans "Le Curieux impertinent", nous est démontrée l'imprudence qu'il y a pour un mari à mettre à l'épreuve la fidélité de sa femme. Et dans "Le Jaloux d' Estrémadure", on voit le danger pour un presque septuagénaire de se marier avec une jeune fille de quinze ans. Ces deux maris qui ont enfreint les lois naturelles mourront désespérés. "La Petite Gitane" nous fait vivre dans le monde libre des gitans et "L'illustre Souillon" dans les coulisses d'une auberge tolédane. L'une et l'autre se terminent par une "reconnaissance". La petite gitane et l'illustre bonne sont deux filles nobles que leurs parents finissent par retrouver. Quant à L'Amant libéral, sa prodigalité finira par avoir raison de ses amours et de sa destinée malheureuses. La plus  picaresque des nouvelles est "Rinconete et Cortadillo", l'histoire de deux jeunes vagabonds qui se font  admettre dans la confrérie des voleurs de Séville. Dans "Le Licencié de verre", le héros a la folie de se croire de verre, mais il n'en dit pas moins,  comme Don Quichotte, de bonnes vérités. Et "Le Colloque des chiens", qui ferme le recueil, est un bavardage entre chiens qui nous font faire le tour de toute une société et de toute une époque.

Le monde à l'envers

Le lecteur, habitué aux æuvres réalistes, est émerveillé par le curieux comportement des personnages, par leur invraisemblable psychologie, par leurs contradictions. Avec "les Nouvelles exemplaires", on se trouve plongé dans un monde parfois diabolique, souvent fantastique et merveilleux. Ce monde à l'envers, thème banal de la littérature baroque, est un monde dans lequel les situations insolites sont monnaie courante. Cervantes lui-même n'hésite d'ailleurs pas à confesser dans le prologue des "Nouvelles exemplaires" que son unique obsession est de divertir et de surprendre, bref de ne pas ennuyer son lecteur. En créant ce monde paradoxal des "Nouvelles exemplaires", dans lequel les alguazils* sont galants, les voleurs d'honnêtes gens, et les gitans des nobles, Cervantes veut nous signifier que tous les principes, même les plus sacrés, se valent, et que les mæurs sont relatives.

*
L'alguazil (de l'espagnol alguacilillo, lui même de l'arabe āl-ġazil (l'archer)  est le « policier » de l' arène pendant la corrida.



**************

Extraits :

                                                                                                        

La Petite Gitane


A peine Précieuse eut-elle achevé sa romance que de l' illustre auditoire et grave sénat qui l'écoutait une seule voix se forma et dit :

- Recommence, Précieuse, les cuartos ne te manqueront pas plus que la terre !

Il  y avait plus de deux cents personnes à regarder la danse et à écouter le chant des gitanes, et dans l'instant de la plus grande ardeur, un des lieutenants de la ville vint à passer par là et, voyant tant de gens assemblés, demanda ce que c'était : on lui répondit qu'on écoutait chanter la belle petite gitane. Le lieutenant s'approcha, car il était curieux, écouta un moment et, pour demeurer fidèle à la gravité de son état, s'en fut avant la fin de la romance. Mais la petite gitane lui avait plu à l'extrême, et il manda un sien page auprès de la vieille afin que, le soir tombé, elle allât che lui avec ses compagnes, car il voulait que sa  femme doña Clara les entendit.  A quoi la vieille répondit qu' elle irail. Le ballet, le chant s' achevèrent, on changea de lieu ; là-dessus un page fort galamment mis se présenta devant Précieuse et lui tendant un papier plié lui dit :

- Précieuse, chante la romance que voici : elle est fort belle. Je t'en donnerai d' autres de temps en temps, de sorte que tu auras renom d' être la plus grande chansonnière du monde.

- J' apprendrai celle-ci de fort bonne grâce, répondit Précieuse, et ne manquez point, monsieur, de me donner les chansons dont vous parlez, à condition qll'elles soient honnêtes. Si vous voulez que je vous les paye, accordons-nous par douzaines : douzaine chantée, douzaine payée. Car penser que je vous payerai  d' avance, cela est impossible.



L' Amant libéral


- L' histoire demande plus de loisir, répondit Léonise. Apprends pourtant qu'au bout d' une journée après notre séparation, le bateau de Yousouf revint, par un gros vent, sur l' île de Pantellaria où nous vÎmes aussi notre galiote. Mais la nôtre, sans que l' on y pût remédier, alla droit aux rochers. Mon maître, voyant sa perte si proche, vida prestement deux barils
qui étaient pleins d' eau, les boucha fort soigneusement et les attacha l' un à l'autre avec des cordes ..il me mit au milieu, se déshabilla et prenant un autre baril entre ses bras, se noua un corde autour de la ceinture et de la même corde s'attacha à mes barils. Puis courageusement, il se jeta à l' eau, m'entraînant avec lui. Je n'eus pas le coeur de me jeter, un autre Turc me poussa derrière YousouJ,  je tombai inanimée et ne retrouvai le sens que dans les  bras de deux Turcs qui me tenaient la face contre terre, vomissant toute l'eau que j' avais bue. Tout effrayée, j' ouvris les yeux et vis Yousouf à mes côtés,la tête en miettes, on m'apprit qu'il avait été donner sur les rochers et y avait terminé ses jours. Ces Turcs ajoutèrent qu'en tirant sur la corde, ils m'avaient amenée à terre à
demi noyée.



****************

Notes :



Comme tous les grands auteurs, Miguel de Cervantes est un écrivain extrêmement ambigu. Avec les Nouvelles exemplaires, il veut divertir le lecteur, certes, mais aussi l'édifier et le porter à la vertu. Cependant, le caractère exemplaire des Nouvelles semble douteux à de nombreux critiques.

Ainsi, le célèbre dramaturge espagnol Lope de Vega (1562-1635) écrit que "les Nouvelles de Cervantes" pourraient être exemplaires", c'est-à-dire qu'à son son avis, elles ne l'étaient pas.

De la même manière, Cristóbal Suårez de Figueroa, en 1615, deux ans après la publication des Nouvelles exemplaires, les présente "comme intrinsèquement nocives et perverses considérées d'un point de vue moral".

Ortega y Gasset (1883-1955) précise : "Cet adjectif d'exemplaire n'est pas si étrange. Ce soupçon de moralité que le plus profane de nos écrivains verse sur ses nouvelles appartient à l'héroïque hypocrisie exercée par les élites du XVIIe siècle." Qu'en penser ? Les Nouvelles exemplaires n'auraient-elles plus rien d'exemplaire ?"

Mariano Baquero Goyanes, critique littéraire contemporain, nous répond qu'en  "donnant le titre de Nouvelles 
exemplaires à son recueil, Cervantes signalait à la fois une ressemblance et une différence par rapport aux nouvelles italiennes, modèles du genre. Les Nouvelles étaient bien des "novellas" au sens italien du terme, c'est-à-dire des récits courts. Mais elles ne l'étaient pas en ce qui concernait leur tonalité morale, bien sage comparée aux fictions italiennes,insolentes et osées".

Partager cet article

Repost 0
Published by Cathou
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Cathou
  • Le blog de Cathou
  • : Bonjour à tous.... Une approche de certains écrivains ; vie, œuvres, extraits. A l'attention de la personne "ANONYME" qui se reconnaîtra.... : je n'ai jamais voulu m'approprier ce travail, j'ai noté dans ma page d'accueil les sources :Ce blog sans prétention aucune a été crée à partir de fiches -collection Atlas - et d'ouvrages - collection Lagarde et Michard et collection Nathan "Grands écrivains du Monde", -
  • Contact

Divers personnages....


DANTE


                                                                                                      Béatrice Portinari









Dante par Giotto








Première page de la Divine Comédie













************************************************






SOPHOCLE



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/92/Sophocles.jpg/220px-Sophocles.jpg

                                                                                                            


     
       

                      

                                                                                                       Antigone




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fc/Philoctetes_Hermonax_Louvre_G413.jpg/180px-Philoctetes_Hermonax_Louvre_G413.jpg

Philotecte abandonné par les Grecs







http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/Sophocles_CdM_Chab3308.jpg/180px-Sophocles_CdM_Chab3308.jpg
Sophocle  Bas relief en marbre









Sophocle




*********************************************************************************




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3f/Sanzio_01_Pythagoras.jpg/220px-Sanzio_01_Pythagoras.jpg

Pythagore



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ca/Plato_Symposium_papyrus.jpg/220px-Plato_Symposium_papyrus.jpg

Le Banquet manuscrit sur papyrus.






Platon par Raphaël





http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Aristoteles_Louvre.jpg/200px-Aristoteles_Louvre.jpg

ARISTOTE





Aristote par Raphaël




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/98/Sanzio_01_Plato_Aristotle.jpg/200px-Sanzio_01_Plato_Aristotle.jpg


Aristote sur une fresque murale à Rome




http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ac/BattleofIssus333BC-mosaic-detail1.jpg/300px-BattleofIssus333BC-mosaic-detail1.jpg


Alexandre à une bataille






http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/79/AlexanderAndLion.jpg/300px-AlexanderAndLion.jpg



Alexandre combattant un lion







http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/3/38/Alexander_on_Bucephalus_bronze_statue.jpg/200px-Alexander_on_Bucephalus_bronze_statue.jpg



Bronze - Alexandre









Buste d'Alexandre le Grand







http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3b/Alexander_and_Aristotle.jpg/250px-Alexander_and_Aristotle.jpg

Alexandre et Aristote





http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c1/Grandes_chroniques_Roland.jpg/300px-Grandes_chroniques_Roland.jpg
Enluminure "Chanson de Roland"










http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/18/Mort_de_Roland.jpg/300px-Mort_de_Roland.jpg
Mort de Roland à Ronceveaux
















http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d6/Charlemagne_and_Pope_Adrian_I.jpg/250px-Charlemagne_and_Pope_Adrian_I.jpg
Charlemagne et le Pape Adrien I






http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/75/Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg/250px-Charlemagne_et_Louis_le_Pieux.jpg


Charlemagne et son fils Louis le Pieux






RUTEBOEUF

                            



http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:CSPIsFWD7EZ5VM:http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5f/Jean_de_Joinville.jpg






Ruteboeuf par Clément Marot

Archives